Vendredi 16 mai 2008
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13:28
Je viens de sortir de prison grâce à Danièle Mitterand je lui ai écrit deux mois plutôt quand François Mitterand, son socialiste d'époux,
venait de se faire élire. Nous sommes à la mi décembre 1981 Je suis prête à accoucher lorsque les soeurs de l'hôpital de Fresnes m'annoncent ma libération. Je pars en ambulance dans l'hôpital de
mon choix. Le père noël vient de vider sa hotte à mes pieds...
27 Décembre 1981. Pieds dans les étriers, j'attends dans une pièce, la dilatation de mon col qui ne se fait pas. Il est presque 14 heures maintenant,. Ca fait des heures que j'attends ici, allongée
sur cette table, sous cette énorme lampe à la lumière crue. En fait, je suis là depuis 8h30 du matin après plusieurs jours d'hospitalisation, durant lesquels, chaque jour, une infirmière m'a glissé
dans le col de l'utérus un petit comprimé censé provoquer l'accouchement. Rien. Que dalle ! Nada ! Peau d'balle et balai d'crin ! De temps en tant une infirmière ou la sage femme viennent constater
la dilatation de mon col entre mes jambes en l'air. Pas grand chose. 5 cts, 5 francs pas plus. Comme moi, il s'est arrêté d'évoluer.
Je ne sais pas avec certitude si ce sera une fille, je n'ai passé aucune échographie durant ma détention, aucun examen rien de rien. Mais je la sens, je la sais là, en moi. Elle ne veut pas venir
et je la comprends, je lui suis totalement solidaire de sa peur de ce monde que, moi même, je n'arrive pas à regarder dans les yeux.
Derrière mes paupières qui se font lourdes, je me repasse en boucle les images de ces derniers mois. Je me revois dans mon déni de grossesse les cinq premiers mois puis, je revois l'acceptation qui
me fait me promettre, quoiqu'il arrive, de ne pas accoucher en taule, mon bébé n'a rien fait qui lui vaille cette punition. Je ne l'accepte pas. Je me vois ouvrir, toutes les cinq minutes, les
fenêtres de mon passé. Pas pour le comprendre. Non. Pour le ressasser. Maux comptent double dans la comparaison.
Dans mes habits d'avant, seule au milieu de mes vides, je passe mon temps, au lieu de me remplir, à me bourrer de vent.
Je revois le palais de justice et cette cour qui me condamne à 16 mois de prison dont 6 avec sursis. Je revois le mitard des premiers jours d'incarcération. Seule dans mes cinq mètres carrés, le
grillage devant la porte, l'assiette en plastique, la solitude qui m'oppresse jusqu'à l'étouffement. Je peux même sentir l'insoutenable odeur du chiotte qui a creusé ma mémoire pour y planter,
indélébile, l'indicible moment. Je peux sentir chaque seconde transpercer le coeur de mon ventre elles, qui malgré tout, en me donnant la rage, m'ont obligé à me tenir debout. Je revois mon
transfert de la prison de Fleury Mérogis jusqu'à celle de Fresnes, entravée comme une chienne avec mon gros ventre qui m'empêche de voir mes pieds. Où aurai je pu aller dans cet état ? Comment
courir ? Toute la violence de la prison se concentre dans cette image.
A 14 heures un toubib qui m'ausculte décrète qu'il faut me césariser d'urgence. Branle bas de combat et pas de course jusqu'au bloc. Installation des champs opératoires et cliquetis du matériel.
J'assiste à toute la préparation. J'ai peur. J'ai peur de quelque chose d'impalpable, de sournois, d'indéterminé, d'imminent qui m'oppresse en continu sous la lumière verticale qui me transperce.
Le masque à oxygène, le blanc des murs, des blouses et la lumière cyclope me font penser à un linceul qui se resserre sur moi. C'est la première fois qu'une anesthésie me fait peur...
Dans mon brouillard post opératoire une voix me parle, là sur ma droite. J'ai la bouche pâteuse et mon cerveau semble flotter dans un bocal de chloroforme. Mes pensées se suivent mais ne se
ressemblent pas. Elles se baladent dans le bocal sous le lumière oblique et crue.
« Madame vous avez une petite fille...Elle pèse 2kg 600 ».
Je tente un effort pour tourner la tête tout en la relevant alors qu'un éclair de douleur me déchire le ventre.
Est ce qu'elle va bien...parviens je à articuler d'une voix inaudible. Est ce qu'elle a tous ses doigts...Elle est normale ?...Je tente d'émerger de mon anesthésie.
Oui, absolument normale tout va bien...Elle va un petit peu en couveuse et ensuite on vous la ramènera...Reposez vous en attendant. Comment voulez vous l'appeler ?
Lyndia.
Lyndia, je m'entends répéter un seconde fois, comme en écho de ma voix redevenue claire.
C'est en fauteuil roulant que le lendemain matin je me rends dans le service des prématurés dans lequel se trouve ma fille. C'est mon frère qui me pilote entre les couveuses. Des bébés minuscules
dorment ou s'agitent au milieu des tuyaux qui les parcourent. Durant les quelques minutes que dure le slalom je flippe et je projette. J'ai peur d'avoir mis au monde un de ces enfants là. Si
petits. Trop petits. Comme une peine infligée à mon inconsistance. Punie pour toute cette lâcheté face à la vie et ses réalités. Je recommence à vivre lorsqu'enfin, je découvre ma fille et que mes
poumons se remplissent à nouveau d'air, libérant mes alvéoles de l'apnée des heures passées. C'est la plus grosse du service me souligne l'infirmière qui pointe son index à l'ongle impeccable en
direction de la couveuse. Alors que je m'approche, je découvre ébahie un joli bébé tout rose qui tête une tétine en faisant du bruit, comme si sa vie dépendait de l'impulsion donnée à la
succion.
Lorsque je vois le pansement sur son front j'interroge.
Oh, ce n'est rien, juste une petite coupure, elle avait le front collé à votre ventre quand le chirurgien a ouvert...
Je ne le sais pas encore mais elle contaminée par le virus du sida que je lui ai transmis dés sa venue au monde. Probablement par le biais de cette coupure. En cette année 81 beaucoup de mes amis
consommateurs de produits stupéfiants, se retrouvent aveugles, sourds ou bien perdent leurs cheveux par plaques entières quand ils ne meurent pas. Je ne suis pas épargnée. Le sida n'en est qu'à ses
balbutiements, je suis plombée et je ne le sais pas...
Amende à payer... Pressée verbale...délits de fuite ou d'initiée...Attention brouillard...Mirages dangereux...Ne pas dépasser la vitesse indiquée...Accélérateur...lignes blanches
continues...discontinues...je vous aime...vous consomme...vous dépasse et vous vomis aussi... Auto croûtes sur les bras... Pas d'arrêt aux péages...Pas d'essence de vie... déliquescence... Conduite
à risques...à contresens...Maso fûtée......Prison...radar...Hépatites ...Sida...et HP... La mort a priorité.
Par Catherine
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Mardi 6 mai 2008
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05
2008
21:35
Maîtres du monde qui affament le tiers monde
Pays immondes où les richesses abondent
Et qui déposent dans un maillage serré
Les bases d'un crime contre l'humanité
Un gosse mourrait toutes les cinq secondes
Mais avec la faim on peut ôter trois secondes
Quand des champs de riz sont gardés par l'armée
Il faudrait peut être, commencer à s'alarmer
Insecticide, Africain, Haïtien
Manger des insectes, pour pas crever de faim
Et la mer qui ronge, dans une vive érosion
La vie de gens qui vivaient du poisson
Vendent leur droit de pêche, à des bateaux usines
Et là se demander, à qui profite le crime.
Union européenne et dumping agricole
Etre sur de garder pouvoir et monopole
Famine organisée, émigration forcée
criminalisée, pour des peuples affamés
Réfugiés d'la faim et frêles embarcations
Qui nous tendent la main, dans laquelle nous crachons
Qui s'adressent au monde, mais toujours en voix off
Pas beaucoup d'écho en Hindi ou Wollof
Des milliers de corps qui s'échouent sur nos plages
Clôtures électrifiées entourant des enclaves
Et derrière des hommes, qui s'font tirer dessus
Quand certains d'entre eux, veulent passer par dessus
Des camps construits, à de nombreuses frontières
Et qui chaque jour, refoulent la misère
Envoient des hommes, au beau milieu des dunes
Sans pain et sans eau, vers une nouvelle infortune
l'Algérie a dit qu'elle ne veut pas le faire
Qu'elle se refusait à enfermer ses frères
Mais les autres pays, refusent d'agir ainsi
Bien trop inféodés, au dieu économie
Un sommet mondial en 96
Qui garantissait la fin de l'ascèse
l'accès économique à toute la nourriture
Que tous les rapaces ont jeté aux ordures
Ces spéculateurs à une date future
Achètent le riz pour gonfler la facture
Le revendent ensuite, évidemment plus cher
En maintenant ainsi la crise alimentaire
Pas intéressant, de dealer aux plus pauvres
Céréales et farine qu'ils peuvent revendre à d'autres
Ceux qui paient cash, avec du bel argent
L'essence de leur 4 + 4, ou l'agro carburant
Restons vigilants y'a le diable qui veille
Le Monsanto faut qu'on le surveille
Il va ressortir ses cultures transgéniques
Pour en arroser les pays anémiques
Nous faire avaler que c'est la solution
Et le seul moyen de nourrir des nations
Nous dire que c'est bien, qu'il n'y pas de risque
En particulier, pour les pays tiers mondistes.
Alors que la faim, c'est pas qu'la production
Mais l'approvisionnement et la distribution
Qui peuvent être liés aux raisons climatiques
Plus objectivement, aux enjeux politiques.
Nous les pays riches aurions toujours du riz
Si nous effacions, la dette de ces pays
Et puis à la bourse, y' aurait même pas de crack
A peine le montant, d'trois jours de guerre en Irak.
Si les portes d'Europe voulaient s'ouvrir enfin
Sur plus de justice, de moyens pour la faim…
Par Catherine
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Samedi 3 mai 2008
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2008
21:32
La Réal TV, la déliquescence
Nouvelles habitudes, vidéo surveillance
Grilles de programmes, contenus affligeants
Facultés cognitives en plein délabrement
Et tous enchaînés à la télécommande
A nos taux de crédit, à la peur de l'amende
Pour pouvoir garder notre petit confort
Nous fermons les yeux, dans un seul même effort
Pour ne pas penser on se colle à l'écran
Au sensationnel, son pouvoir aliénant
Qui entretient les peurs, angoisses et anxiété
A coups de terrorisme, de faim, de pauvreté
Et puis des ondes électro magnétiques
Des additifs , des transfuges génétiques
Qui démolissent notre propre immunité
Pour nous faire jouer de la flûte en santé
Des fibres optiques et des ondes hertziennes
Câbles analogiques qui épient et nous tiennent
Des milliards de mots en quelques secondes
Traités pour infos partout dans le monde
Pour éliminer ceux qui entravent le système
Son hégémonie, qui refusent ses rennes
Qui voudraient voir l'homme, triompher partout
Les démocraties laver leurs dessous
RFID codes barres, miniaturisation
La liberté se barre, expérimentation
Bouquets d'iris que l'on cueille dans nos yeux
Et puis nos empreintes, nos écrits, nos cheveux
Codes génétiques, prélèvements, Adn
Pas de plaisir si y'a pas les bons gènes
Cartes de crédit, passeport et Visas
Puces qui nous pistent pour savoir où l'on va
Argent électronique, concept sécuritaire
La biométrique, les états totalitaires
Pour qu'on accepte on se sert des enfants
Des abus sexuels, des pervers, des déviants
De médias en boucle relaient l'information
Banalisant les puces, le traçage des pulsions
Tandis que nous bêlons avec le reste du troupeau
Nous oublions qu'un jour, elles seront sur nos peaux
Pour s'y préparer, on se fait des piercings
Mais aussi des tatouages, bienvenue à Sing Sing
Le nom du projet Echelon, grande oreille,
Comme l'avait écrit un certain Orwell
Standard planétaire qui chaque jour se renforce
Qu'on impose aux états si besoin par la force
En lâchers de bombes à fragmentation
Pour revendre ensuite la reconstruction
Pouvoirs financiers nouveaux décideurs
Qui veulent le pétrole et l'argent du beurre
Dont les vrais enjeux dépassent ceux des nations
Et que nous appelons mondialisation
Mais cette étrange élite, cet ange déchu
Qu'on a pas choisi que l'on a pas élu
Qui veut le pouvoir sur l'homme et son esprit
En broyant le monde sous le poids des lobbys
Cet ogre mondial que tous nous engraissons
A la faim insatiable, nous bouffe jusqu'au trognon
Esclaves du confort, de biens matériels
Nous dormons encore quand l'histoire se réveille
Puces et biométrie ont le même postulat
Qu'une certaine étoile qu'on tatouait sur les bras...
Par Catherine
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Lundi 21 avril 2008
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04
2008
21:17
Des infos en boucle, la guerre et le sang
Amplifier l'impact, nuire au raisonnement
Trafiquer l'image, l'opinion publique
100% pur jus d'orange mécanique.
Les divertissements la fusion des cartels
La Warner épouse en grande pompe Aol
Traçabilité, liberté surveillée
Des centres d'intérêts, des projets, des idées
Plus de paroles et encore moins d'action
Devant Internet ou bien la télévision
Plus d'aptitude pour communiquer
Ni goût d'entreprendre ou bien joie de créer
Inaptes à penser par nos propres moyens
Décérébrés nous construisons nos demains
Prompts à juger une mère infanticide
Nous acceptons ce monde liberticide
Celui qu'on s'prépare à laisser à nos gosses
Fait de concepts, de compètes et de bosses
D'épouvantails qu'on agite sous leurs nez
Pour qu'ils haïssent ce qu'on ne peut aimer
Qui grandiront sous des grilles de programmes
Des chaînes de télé, des câbles au kilogramme
Des télécommandes pour obéir aux ordres
Au bizness mondial à son tout nouvel ordre
Filets de prêcheurs qui nous tiennent dans la nasse
Et qui font du monde une folie de masse.
L'écran de télé comme nouvel évangile
Psaumes télévisuels prières des plus fragiles
Juifs ou Boudhistes, Catholiques, Musulmans
N'ont qu'une religion, cathodique pratiquant
Ils ferment les yeux sur le cirque et l'arène
Trop peur de perdre la crémière et la crème
Ils veulent du plaisir, en jouir tout de suite
Alors que des points G, les plus riches en ont huit
Qui accommodent jusqu'à l'ultime orgasme
Peurs et conso pour nourrir nos fantasmes
Et toutes ces manips, ces lampes à soudure
Nous collent à l'écran, et son vide d'ordures
Au prêt à penser sans un brin d'humanisme
Où aucun Shlindler ne sera sur leur liste
Notre vie à un prix mettons nous en colère
Construisons tout de suite un nouvel univers
Dans lequel nos enfants pourraient enfin s'ébattre
Sans compétition, sans avoir à se battre
Sans plus se noyer dans le télévisuel
Les jeux vidéos ou les mondes virtuels
Pour que leur futur soit sans haine et radieux
Dans lequel leurs enfants pourraient y vivre heureux
Qu'ils aient enfin conscience de la folie humaine
Et puissent un beau jour se défaire de ses chaînes.
Par Catherine
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Dimanche 20 avril 2008
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2008
21:21
Slam que j'avais fait pour une audition qui a eu lieu il y a un mois environ sur Summertime célèbre morceau crée par Gershwin
Dans un grenier j'ai retrouvé un jour
Un très vieux gramophone des 78 tours
Du blues, du jazz afro américain
Qui m'fascinaient comme tout c'qui vient de loin.
J'ai écouté Patton, Bechett les rois du swing
Et puis plus tard j'ai découvert Gershwin
Pendant qu'le monde dansait le Charleston
Il décrivait l'histoire des noirs de Charleston
Truands, dealers qui vivaient dans l'ghetto
Dans une ville fictive appelée Catfish row
Il mélangeait lyrisme comédie musicale
Entre prohibition ségrégation raciale.
Summertime
Violence, désordres ou affres de l'amour
La musique et la danse comme issues de secours
Elles ont ouvert les portes de mes prisons sonores
On n'possède pas le jazz c'est lui qui vous dévore
En écoutant ses notes j'ai oublié mes maux
Des bouts de ma mémoire au son des allégros
J'ai trouvé que l'histoire de Porgy et de Bess
Redonnait à ma vie des lettres de noblesse.
Un peu plus tard encore j'ai adoré son opéra
Celui qui au départ s'intitulait Rumba
Il m'a mené d'un bond de ma culture urbaine
En voyage d'initié à l'ouverture Cubaine
J'ai continué ma route sur les tempos du chant
De Paris à Cuba jusqu'en Nouvelle Orléans
La fin des années folles de la prohibition
A gravé la mémoire de mes microsillons
Comme des étoiles filantes mes disques engourdis
Brillent d'un dernier sursaut dans leur lente agonie
Ces vieux standards de jazz du fond de mon grenier
M'ont fait apercevoir une culture métissée
Amstrong, la revue nègre de Joséphine Baker
Duke Ellington, Benny Goodman, Charlie Parker
De Rapsody in blue à Billie Holliday
Le classique et le jazz m'ont appris à aimer.
Summertime (fin du couplet)
Par Catherine
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Vendredi 11 avril 2008
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2008
00:12
Suite aux courriers que vous avez pu lire précédemment, voici un article dans lequel il est question de l'ordonnance de référé du
Tribunal administratif de Melun dans le dossier de Cyril Khider.
Mitard. Sur ce problème des délais, là aussi, les choses évoluent. Une décision du tribunal administratif de Melun du 1er avril
vient en effet d’annuler en référé le placement au mitard d’un détenu. Ce n’est que la deuxième fois qu’un juge administratif accepte de juger en urgence un problème relatif à la
détention.
C’est aussi la première fois qu’une décision prend en compte les conséquences physiques et psychologiques de l’incarcération. Cyril K. «a développé à l’intérieur de la prison une pathologie
invalidante de l’appareil musculo-squelettique et une pathologie psychiatrique qui peuvent être rattachées à ses conditions particulières d’incarcération», note le tribunal.
«Nous sommes chargés d’une mission de justice et, pour nous, c’est une très bonne chose que le juge intervienne en détention», assure Jean-François Beynel, adjoint au directeur de
l’administration pénitentiaire. L’Etat a toutefois décidé de faire appel de la décision du tribunal de Rouen.
Au 1er mars, sur une population de 62 586, d’après les estimations de Pierre-Victor Tournier, chercheur au CNRS.
L'article complet => Libération.fr
Par Catherine
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Mercredi 2 avril 2008
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04
2008
23:59
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Article premier
Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles.
La déclaration de l’homme et du citoyen
Pour résister devrait être un moyen
De s’organiser, de prendre position
Pouvoir exercer son droit d’expression
Champ des consciences, de la pensée
Toujours en friche ou pas cultivés
Défendre un père qui se fait expulser
Ca devient un manque de citoyenneté.
Dire aux télés, aux radios aux journaux
Qui ont le colon à la place du cerveau
Plus d’honnêteté, soyez réalistes
Les étrangers ne sont pas terroristes
Pas plus qu’les Ravers sont tous drogués
Ou bien tous les Corses du FLNC.
Le temps d’affréter un avion charter
Embarquement d’la team sécuritaireQui voyage en jet au dessus de l’Afrik
Alors qu’dans les caisses y’aurait plus de fric
Secte présidentielle made in Usa
Qui nous voudrait croisés ou Torquémada
Dont le sens du progrès est un tir de tazer
Sur des sans papiers à la place du karcher
Remettre en cause les droits fondamentaux
L’éducation et les droits sociaux
Cumul des mandats surtout ne rien faire
Un pas en avant pour dix pas en arrière.
Quand des supporters insultent des cht’is
Font des cris de singe ou le salut nazi
Nés à Dakar, à Lens ou à Paris
Y’a pas une charte qui r’trouverait ses p’tits.
Et nous on fait quoi au milieu de tout ça
Relever la tête ou bien baisser les bras ?
Détourner les yeux jusqu’à nous maudire
Devenir complices surtout ne rien dire.
A l’article six j’ai r’trouvé cette phrase
Ne fais pas à l’autre c’que tu veux pas qu’on t’fasse
S’en remettre à dieu pour qu’il nous pardonne
Manger à sa faim est un droit de l’homme
Brûler un cierge attendre que ça passe
Ou bien se tirer avant que ça casse
Faire comme si de rien, ce n’est pas très beau
La prière du soir la ch’mise sur le catho...
Par Catherine
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Jeudi 20 mars 2008
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03
2008
00:10
Mademoiselle Charles-Catherine
1, allée des Erables
94410 Saint Maurice
tel : 06 68 84 47 31
Mail : catherine-2005@hotmail.fr
Blog : http://cyrilkhider.blogs.nouvelobs.com/
Site : http://www.myspace.com/lili_berte
Saint Maurice le 20/03/ 2008
Monsieur D’Harcourt,
Je viens par la présente, vous parler de mon fils Cyril KHIDER incarcéré actuellement à la prison de MEAUX CHAUCONIN dans des conditions, un fois de plus, inacceptables.
J’avais tenté de vous interpeller une fois déjà, à l’occasion de ce grand colloque où je vous ai rencontré autour du thème : « Psychiatrie et Prison », un des grands chantiers de la
République.
Il y avait présent à ce colloque tout ce que compte, en terme de hiérarchie, l’administration pénitentiaire Française, mais aussi des représentants du cabinet de Pascal Clément, ancien ministre
de la justice, monsieur Badinter et bien d’autres invités non moins célèbres, ainsi que des représentants associatifs, des aumôniers de prison, des travailleurs sociaux, des avocats dont le
conseil de mon fils Delphine BOESEL.
A l’époque, j’avais été très surprise par votre réaction à l’issue de ma prise de parole, alors que le micro m’avait été tendu pour répondre aux psychiatres qui présentaient leurs arguments à la
salle.
Je leur avais demandé ce qu’ils comptaient faire pour être entendu par l’administration pénitentiaire, lorsqu’ils établissaient des certificats médicaux intra muros, autrement que dans le cadre
d’un « label », servant à maintenir en apnée dans la baignoire carcérale, des personnes détenues. Comme dans le cas de la rétention de sûreté par exemple.
J’avais continué à interroger les psychiatres en me servant de l’exemple de mon fils Cyril, au sujet duquel je vous interpelle à nouveau aujourd’hui, par le biais de ce courrier.
Je leur avais expliqué que deux certificats médicaux avaient été établi par des médecins de la prison de la Santé afin de dénoncer les effets délétères de l’isolement sur son état physique, après
cinq longues années de cette mesure inique qu’il subissait arbitrairement.
Je rappelle ici très rapidement, que l’administration dont vous avez la charge, a été condamnée pour allégations mensongères à l’issue d’un long combat contre cette mesure injustifiée et
inacceptable que je tentais de dénoncer lors de ce colloque, comme je le faisais à chaque fois. Malheureusement, rien n’a jamais changé au fil des colloques sauf les ministres.
Devant 600 personnes vous êtes intervenu intempestivement, me coupant pratiquement la parole, pour présenter à la salle vos arguments fallacieux, lesquels laissaient sous entendre la « normalité»
de cette mesure, compte tenu de la supposée « dangerosité » de Cyril.
Dans votre bouche de responsable institutionnel, en un clin d’œil, Cyril passait de présumé innocent à forcément coupable.
Vos paroles illicites à son encontre et leur logique totalitaire ne m’avaient pas échappé à
l’époque.
J’avais presque oublié l’incident lorsque, quelques jours plus tard, mon fils m’explique à l’occasion d’un parloir, que les psychiatres que j’avais interpellé à ce fameux colloque, étaient venus
le voir à la prison de la Santé, pour lui parler de mon intervention et lui poser quelques questions sur lui et moi.
A cette époque déjà, madame LORNE actuelle directrice de la prison de MEAUX CHAUCONIN était la sous directrice à la prison de la Santé à la prison de la Santé où mon fils se trouvait, lors de la
visite de ces psychiatres.
Il se trouve qu’elle était également présente au colloque en question à un siège devant mon avocate et moi.
A l’issue de cette visite, Cyril a vu un psychologue avec lequel, il a pu établir un dialogue constructif et qui s’est engagé à le suivre à l’extérieur en cas de libération. Un certificat médical
élogieux rédigé par ce psychologue a été présenté à la cour d’assises lors du procès de Cyril.
Suite à la visite de ces psychiatres, Cyril s’est vu proposer quelques jours plus tard un cours de Taï Chi ce qui est exceptionnel en maison d’arrêt, a fortiori au quartier d’isolement.
Je suppose que madame LORNE n’a jamais accepté le fait que ma parole ait été entendue par ces psychiatres, qui au fond, ne faisaient que leur travail. Elle n’a pas, semble t’il, digéré cette
ingérence ni la lettre que je lui avais écrit, pour dénoncer le comportement indignes de certains agents du quartier d’isolement, à l’encontre de mon fils, à cette époque déjà.
Je tiens d’ailleurs cette lettre à votre disposition si vous jugez nécessaire ou utile d’en prendre connaissance.
Pour elle, je l’imagine ainsi, ce devait être un crime de lèse majesté. Je ne vois pas d’autre explication à son acharnement . A moins que les directives de sa hiérarchie l’aient poussé à agir de
la sorte.
Or, depuis l’arrivée de Cyril au sein de son établissement, madame LORNE n’a eu de cesse de lui poser des questions sur moi, en insistant à plusieurs reprises, sur le fait que le combat que je
menais à l’extérieur était préjudiciable à sa situation carcérale.
Ce à quoi Cyril aurait répondu, lors d’un de ces curieux échanges : « Le combat de ma mère n’est qu’une forme de résistance pour que je reste en vie, face à votre machine à broyer.
D’ailleurs avant qu’elle n’entre en résistance contre l’administration, une douzaine d’agents m’avaient déjà brisé les côtes et un orteil, lors d’une fouille hyper musclée durant laquelle, ils
m’ont écarté les fesses de force. Ce que moi, j’appelle un viol et contre lequel, j’ai décidé, sur les précieux conseils de ma mère, alors que je n’y croyais pas du tout, d’aller devant la Cour
Européenne des Droits de l’Homme qui vient d’accepter la recevabilité de mon dossier.
Je me suis retrouvé également deux fois dans un état comateux durant presque 48 heures après l’ingestion d’eau minérale vendue en cantine intra muros, dont une après avoir bu l’eau d’une
bouteille qui aurait du être vierge de toute substance, puisque neuve.
Alors, cessez s’il vous plait, de rejeter la responsabilité de vos exaction sur ma mère, qui ne fait que tenter de m’éviter le pire, à savoir ma mort, que certains agents ont juré d’obtenir».
Accusations contre moi que madame LORNE a réitéré devant Delphine BOESEL l’avocate de mon fils, il y a quelques jours à peine, lui précisant que c’était la direction régionale qui mettait la
pression sur ses épaules, à cause de mon combat à l’extérieur…( ?)
Monsieur d’Harcourt, très honnêtement, de telles pratiques ne ressemblent elles pas à une forme de chantage déguisé, afin que nous renoncions aux recours que nous avons porté devant la Cour
Européenne des droits de l’Homme, en faisant porter le poids de cette responsabilité à vos directeurs (trices) d’établissement ?
N’est ce pas cet état de fait qui aiguise le seuil d’intolérance de votre administration vis à vis de mon garçon et qui apparaît aux yeux de tous comme une évidence, lorsque l’on parcourt son
dossier?
Quant à madame JULIEN sous directrice dans ce même établissement, qui semblait, d’après les dires de Cyril, plus « humaine », elle aussi lui avait posé des questions sur moi et lui avait fait
comprendre quelques temps plus tard, qu’il ne sortirait de prison, ni à l’occasion d’une permission, ni dans le cadre d’une libération conditionnelle, parce que l’administration pénitentiaire
avait décidé de le mener au bout de la totalité de sa peine.
On ne peut être plus clair sur les dispositions prises à l’encontre de Cyril de la part de l’administration dont vous avez la charge.
Monsieur d’Harcourt, à quoi peuvent bien servir les juges d’application des peines, si les syndicats de l’administration pénitentiaire peuvent accommoder à la sauce « ogre douce » les peines de
prison, prononcées par des tribunaux habilités à le faire, à l’encontre de certaines personnes détenues, en imposant une loi du Talion implacable et sans appel?
Cela s’apparente t’il à des pratiques honnêtes de la part d’une institution qui prétend faire, de la réinsertion des personnes détenues, une priorité ?
Je rappelle ici que mon fils Cyril vient de passer 7 ans sur les 10 ans de prison auxquels l’a condamné la cour d’assises de Créteil et arrivé à ce stade de sa détention, il est en droit de
d’obtenir une libération conditionnelle.
Cette cour de justice était composée également de douze jurés tirés au sort parmi les citoyens de la République, lesquels ont estimé, en leur âme et conscience, à 10 ans de prison la peine que
méritait de se voir infliger Cyril, au regard des éléments qui leur ont été présentés durant une semaine complète d’un procès éprouvant.
Ceci, malgré les efforts désespérés et désespérants, je le raconte volontiers, de la présidente pour tenter d’en obtenir le double.
Une femme jurée a d’ailleurs quitté la salle d’audience en claquant la porte après avoir dit sa façon de penser à cette dernière et deux autres jurés m’ont contacté après le procès pour dénoncer
la partialité de cette présidente.
Tout le procès est relaté sur mes différents blogs et repris sur d’autres, dans lesquels on peut constater à la lecture, que même l’avocat de la pilote d’hélicoptère, partie civile dans ce
procès, a fini par plaider contre les conditions carcérales de Cyril.
Un sacré avocat en tout cas soit dit en passant qui a été d’une honnêteté sans faille dans ce procès, à l’image de la jeune femme pilote d’hélicoptère qu’il défendait.
Sur ces dix ans il en a fait sept dont cinq fait dans des conditions d’une violence inouïe, avant que votre administration ne soit condamnée comme je le soulignais plus avant dans cette
lettre.
Je ne permettrais pas que cela recommence ou que l’on continue à le torturer, de quelque façon que ce soit, sans rien faire, ne vous en déplaise ainsi qu’à vos directeurs ou directrices
d’établissement pénitencier que vous téléguidez à loisir.
Pour lui, pas de réinsertion possible avec cette justice à vitesse séquentielle qui lui interdit toute forme de réintégration au sein d’un projet clairement établi.
Il est marié avec une femme aimante qui le suit depuis tout ce temps d’incarcération et les quelques dix sept transferts subis, les années d’isolement, une petite fille à construire et un
employeur qui s’est engagé à l’embaucher et qui a fait les démarches nécessaires en ce sens. Un médecin de la clinique du sport qui attend également de l’ausculter pour une cheville qu’il s’est
cassée sur le terrain de sport et que des agents se sont empressé de lui tordre le jour même de sa sortie d’hôpital, alors que le plâtre n’était pas sec.
Ce qui fait qu’aujourd’hui, il doit subir une opération qui n’avait pas lieu d’être avant cette torsion et ce plaquage au sol par plusieurs agents.
Frapper un homme ce n’est pas très glorieux en soi, mais frapper un homme blessé qui sort de l’hôpital de surcroît, comment définissez vous cela monsieur d’Harcourt ?
Devrais je me taire alors que certains agents ont juré que mon fils ne sortirait pas vivant de prison parce qu’ils estiment qu’il aurait du prendre vingt ans de réclusion. Je me refuse
définitivement à laisser faire, dusse je y laisser ma vie.
Force est de constater qu’en France, il vaut mieux tuer une personne pour obtenir une libération conditionnelle, que remettre la sécurité en cause.
Depuis, la tentative d’évasion pour délivrer son frère, fait condamnable au regard de la loi,
jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous assistons impuissants à une véritable kabbale vengeresse qui ressemble à s’y méprendre au remake de « l’addition » superbe film de Denis Amar de 1984, dans
lequel un surveillant blessé lors d’une tentative d’évasion, fait subir le pire à un détenu qui se retrouve, deux ans plus tard, dans la prison où il travaille comme chef de détention.
Aujourd’hui la réalité dépasse largement la fiction pourtant déjà insupportable.
Jusqu’où iront les agents troubles de l’administration dont vous avez la responsabilité, monsieur d’Harcourt ?
Quand je pense à madame LORNE, à quelques chefs de détention ou encore à cette poignée d’agents revanchards, se sont immédiatement les images de ce film qui affluent à ma mémoire. C’est horrible
! A l’instar de ces années vécues par toute notre famille sur le mode angoisse sans discontinuer.
Peut être irez vous jusqu’à dire, comme il a été dit pour mon fils, que je suis une paranoïaque, que ma belle fille l’est également, que ma fille ou mon autre belle fille le sont aussi, au regard
de ces pratiques d’un autre siècle dont j’ai moi même été victime.
Que le tribunal administratif qui a condamné votre administration pour les cinq ans que mon fils a passé dans un immonde quartier d’isolement, était composé de personnes paranoïaques à l’image du
commissaire de la République ?
J’ai moi même subi les foudres de l’administration pénitentiaire, par le biais de deux fouilles humiliantes à l’occasion d’une visite au parloir de la prison de Luynes où je me rendais pour la
première fois. Je sais donc, ce que ressens mon fils cadet qui est actuellement au quartier disciplinaire pour trente jours, parce qu’un surveillant n’assume pas d’avoir été insultant et d’avoir
manquer de respect à son épouse.
Je connais ces pratiques monsieur d’Harcourt, ça fait treize ans que mon fils aîné est en prison et plus rien ne me surprend de la part de certains agents de l’administration pénitentiaire
lorsqu’ils décident de faire « réagir » un détenu pour le pousser à la faute.
J’ai du me mettre nue comme me l’avait demandé la surveillante hilare qui me fouillait en me proposant ce deal immonde. Ou vous vous déshabillez ou vous ne pourrez pas visiter votre fils. Et
comme je n’avais pas vu ce dernier depuis quatre longs mois, faute de moyens financiers, j’ai ravalé ma rage et me suis exécutée. A cette époque, je subissais impuissante le tourisme carcéral qui
m’était imposé pour aller visiter mes deux fils aux quatre coins de la France.
J’ai du, lors de cette fouille à nu, tourner sur moi même, lever les bras, me faire fouiller la bouche, les cheveux, chaque orifice jusqu’à l’obligation d’écarter les jambes et de tousser devant
une surveillante qui visiblement cherchait à m’humilier tout en se moquant de moi.
Je souligne ici qu’aucun contact physique avec mon fils n’était possible puisqu’une vitre hygiaphone nous séparait. Et quand bien même aurai je eu un contact avec lui, ces pratiques sont
inacceptables.
J’aurais du être emmenée dans un endroit prévu à cet effet. Non, j’ai été laissé pieds nus sur le béton d’un couloir, devant une surveillante goguenarde qui me rappelait cette affreuse soldate
américaine à la tristement célèbre prison d’ABOU GRAIB, celle qui passait en boucle dans les médias après avoir traîné un homme prisonnier en laisse, tandis que nous autres Français, prompts
donneurs de leçon nous nous esclaffions : « Oh c’est affreux, c’est inacceptable, quelle horreur !»
A chaque fois que je repense à cette histoire, c’est invariablement cette image qui me revient et que j’ai décrite plusieurs fois dans différents courriers et autres textes.
Les agents qui pratiquent ce type d’exactions sont ils meilleurs que cette affreuse femme qui pourrait avoir, au fond du fond, la guerre comme circonstance atténuante?
Nous sommes en paix monsieur d’Harcourt et malgré cela, dans ma vie, celle de ma petite fille de bientôt cinq ans c’est tous les jours la guerre, à cause de ces pratiques carcérales d’une autre
époque qui sont devenues la règle au sein de notre soit disant démocratie.
J’ai porté plainte parce que cela s’est reproduit le surlendemain lors d’un nouveau parloir et comme pour le précédent évidemment, rien d’illicite n’a été trouvé sur moi.
Mais, cette plainte a été classée sans suite au bout de trois ans, jusqu’à ce que je me porte partie civile et qu’une enquête soit enfin ouverte pour que cesse ce genre de pratiques dignes du
moyen âge et de l’inquisition.
Sachez que si cette plainte est de nouveau classée sans suite, j’irais devant la cour Européenne des droits de l’homme porter cette histoire.
Aujourd’hui, c’est à ma belle fille que votre administration s’en prend pour obtenir la réactivité de mon fils et justifier son placement arbitraire au quartier disciplinaire et à justifier
également les exactions dont il est l’objet.
Plus personne n’est dupe monsieur, en tout pas les nombreuses personnes qui suivent ce dossier depuis des années.
Comment définiriez vous cela monsieur d’Harcourt ?
Article 3 : « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains et dégradants » (Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales).
Pour ma part, j’appelle cela de la torture, lorsque l’on sait la violence pour un homme que voir sa mère humiliée de la sorte ou son épouse ou son enfant surtout quand la maman en question, se
retrouve à l’hôpital à l’issue d’une telle action.
Très curieusement, hier après midi après avoir mis en ligne une lettre que mon fils m’a fait parvenir, dans laquelle il dénonce le fait qu’il est actuellement au mitard pour une durée de trente
jours après qu’un agent ait manqué de respect à son épouse lors d’un parloir, deux femmes responsables de la sécurité de votre administration sont allées rendre visite à mon fils pour lui
demander ce qui se passait.
Lors de cette entrevue, il semblerait qu’elles auraient dit à ce dernier, qu’elles ne comprenaient pas pourquoi son grand frère Christophe n’avait pas de problème en détention avec les agents. Ce
à quoi Cyril aurait répondu « mon frère a cinquante ans de prison à faire les agents le savent bien, dans un tel cas Christophe n’aurait rien à perdre à se défendre, alors que moi j’ai tout à
gagner ».
J’ajouterais pour ma part que les histoires concernant Christophe si elles remontaient à la surface ferait couler à pic l’argumentaire de dangerosité intra muros de mes garçons, on se souviendra
de sa tentative d’évasion à la centrale sécuritaire de Lannemezan qui avait laissé tout le monde pantois jusqu’aux gendarmes…
Seul ce que certains agents font subir à son petit frère pourrait le rendre agressif et, jusqu’au jour d’aujourd’hui, il se contient.
Elles auraient ajouté que Cyril avait beaucoup de chance d’être dans cet établissement flambant neuf, où il n’a accès à rien je le rappelle ici et où il lui a été refusé tous les ateliers
auxquels il a essayé de s’inscrire. Super !
Ces femmes ont ajouté qu’il fallait qu’il prenne des cours et que c’était sa dernière chance, comme si il n’en avait jamais fait la demande.
Quand je pense au nombre de cours qu’on lui a déchiré, gardé, tâché avec toute sorte de matières, je ne puis m’empêcher de vous demander de qui se moque t’on ?
Pour ce qui est d’une dernière chance, monsieur d’Harcourt, encore faudrait il en avoir eu une première avant d’en avoir une dernière. Je n’ai jamais eu connaissance d’une quelconque intervention
de celle ci en 7 ans de prison.
Les seules fois ou la chance lui a fait un petit signe c’est lorsque certains surveillants faisaient preuve d’humanité avec lui, parce que cette réalité là existe aussi.
Oui, heureusement, il y aussi dans les rangs de l’AP, des surveillants honnêtes, dignes, ceux qui par exemple, notamment à la prison de Bois d’Arcy, venaient le prévenir de ce qui se tramaient du
côté de leurs collègues revanchards, ceux là même qui étaient d’une extrême courtoisie à mon égard, lorsque j’arrivais en visite au parloir, eut égard à mon combat de mère.
Comment expliquez vous, monsieur d’Harcourt, qu’un homme détenu, sur le point de sortir se retrouve à chaque fois au prétoire ou au mitard avant chaque demande permission, alors qu’il n’a qu’un
but rejoindre, sa fille, sa femme, sa mère, ses nièces et la liberté tout simplement.
Tout cela est d’une flagrante antinomie et cette couleuvre que nous sert régulièrement l’administration pénitentiaire, personne ne peut plus et veut plus l’avaler.
En tout cas, aucune des personnes qui suivent ou même survolent ce que je dénonce dans mes textes depuis des années.
Trop c’est trop.
Voilà monsieur d’Harcourt ce que je tenais à vous dire dans les grandes lignes parce que sinon je pourrais noircir des pages et des pages sur ce quotidien que je traîne comme un boulet au pied,
ou une bracelet électronique qui m’envoie à chaque forfaiture, de la part d’agents ou de la direction de l’administration pénitentiaire, des décharges électriques dans le cœur.
Si vous désirez des renseignements complémentaires n’hésitez pas à contacter notre conseil maître Delphine BOESEL ou moi même le cas échéant. Je dois énormément à cette avocate qui m’a beaucoup
aidé dans ce combat contre l’inacceptable.
Pour ma part, je n’ai aucun espoir de toucher votre cœur, la cible étant bien trop petite, je l’ai donc rangé dans la boite de Pandore avec les autres maux.
C’est à votre raison que je m’adresse, peut être vous dictera t’elle la marche à suivre pour que cesse cette kabbale carcérale contre mon fils et tant d’autres...
Madame Charles -Catherine
Par Catherine
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Publié dans : APPEL POUR CYRIL
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Mercredi 19 mars 2008
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2008
23:57
Mon amour est un phare
un kaléidoscope
aux reflets bleus et rares
dont la chaleur m’étoffe
mes échecs et ma rage
si violentes vipères
font un dernier passage
aux relents d’arbitraire
J’ai soustrait de ma honte
l’éveil de nouveaux matins
j’ai entamé la fonte
de mes peurs et de mes freins.
Par Catherine
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Mercredi 19 mars 2008
3
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2008
23:54
D’après un concours organisé par les JOUEURS D’ASTRES (Myspace) que j’ai découvert hier.
Thème demandé le "rat des tèces et le rat des bourgs".
Mix cités
Un p’tit rat des tèces qui à l’aulne naît sous bois
Dans une ville liée le bled ou un cliché sous bois
Dans une cité dortoir, de non droit, de non lieu
Qu’on appelle pudiquement un quartier de banlieue.
Immeubles léprosés de cafards en moroses
Y’a qu’une fois dans ses draps qu’il voit la vie en rose.
Des boites aux lettres comme des tours de Babel
S’écroulant sous les dettes et les lettres de rappel
Des crédits revolving braqués sur la tempe
Le petit rat des tèces aimerait boire du champ.
On dit bien trop souvent que dealer c’est pas beau
Que faire d’autre pour bouffer quand y’a pas de boulot ?
Se dire que si le diable s’habille en Prada
C’est que Dieu doit s’saper en Coco ou Coca
Et certains de ses potes partent ainsi dans l’impasse
Où là, la dame de pique va leur a carrer le Dass (sida)
Puis leur jeter des miettes leur vomir ses miasmes
Et puis des hépatites et des brelans d’asthme.
Il y’a des rats des tours qui cherchent à s’en sortir
surtout quand la misère oblitère leur avenir
Ils voudraient amener la culture en banlieue
Devenir rats des champs pour un futur radieux
Ou peut être rats des bourg et rouler en vélib
pensant qu’aller voter ça les rendra plus libres.
De chanter Noir désir, danser sur d’la techno
Dans des soirées branchées pleine de coke et d’héro
Puis trier leurs déchets et voter Ségolène
Se disant qu’au quartier y’aura bien moins de haine
Car aux pieds des cités quand plus rien ne remue
Ca devient FBCailles portés disparus. (cailles= racailles)
ils répondent par le feu à toutes les injustices
Fumant trop d’herbes folles de roseaux terroristes
Puis souvent sont atteint d’l’aphonie des glandeurs
Ou bien par la défonce du consommateur
Victor Hugo a dit sur l’éducation
Quand on ouvre une école on ferme une prison…
Par Catherine
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Publié dans : SLAM
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