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Samedi 1 septembre 2007 6 01 09 2007 18:47

Oui, nous sommes tous profondément bouleversés par ce qui est arrivé au petit Anis ainsi qu’à tous les autres enfants victimes de prédateurs sexuels. Mais, certains d’entre nous sont également bouleversés lorsqu’ils apprennent qu’ un bébé vient de mourir d’un surdosage (7 fois la dose) médicamenteux (Kalétra) administré par le corps médical avec une substance dont la prise n’est pas recommandée avant l’âge de deux ans et qui n'a aucune AMM (autorisation de mise sur le marché).

Ils sont également choqués lorsqu’
une petite fille de 4 ans et sa mère sont victimes par deux fois de menaces de mort, proférées par des types cagoulés, dont une devant son école maternelle, suite au livre poubelle et diffamatoire d’un journaliste ordure en mal de reconnaissance (ils se font la belle).

Choqués de constater que cette petite fille, née avec un poids 960 grammes, est devenue anorexique suite à ces deux agressions. Et choqués par dessus tout lorsqu'ils constatent le battage médiatique que font Nicolas Sarkosy et madame Rachida Dati autour de cette dramatique affaire de pédophilie, alors que par ailleurs elle n'intervient pas lorsqu'elle est interpellée par courrier recommandé du danger que court cette petite fille en ne répondant pas à la famille.

Il va sans dire que des mains courantes et des certificats m édicaux ont été établis et un courrier a été envoyé au procureur de la république soulignant la notion d’urgence liée au risque vital qu'encourt cette enfant.

Alors quoi ?
Il aurait il deux poids deux mesures ?
Des bons et de mauvais drames ?
N’y aurait il que les enfants victimes d’abus sexuels qui auraient le droit d’être entendus?
Ne sont ils pas eux mêmes, victimes d’un sombre enjeu politique ?

D’une redoutable efficacité communicationnelle monsieur Sarkosy a bien compris qu'en surfant avec dextérité sur les archétypes de l’inconscient collectif, peur et dégoût, il ferait légitimer par le peuple ses nouvelles mesures liberticides et anticonstitutionnelles. Individualisant son discours, se disant choqué, bouleversé, révolté, il se place ainsi sur un pied d'égalité émotionnelle et humaine avec l'opinion cruellement en manque de figure de proue. Ce qui lui permet de pondre des lois à un rythme effréné sur les tempos d'une transe collégiale alimentée par une musique de « Techno sécurité », soutenu dans son entreprise de coalition émotionnelle par sa muse sécuritaire Rachida Dati.

Au fond, les enfants sont secondaires, ILS SONTL'ALIBI QUI FAIT LE MOINE !

Ce qui prime avant tout, c’est que toute une masse de gens soit unie dans une émotion violente, vengeresse et partagée, afin qu'elle puisse brosser avec ses élus, les dents de l’hydre liberticide et carcéral.

Ou comment jouer sur l’hyper émotivité de l’opinion sans vraiment traiter le mal en amont.Une sorte de jeux olympiques à l’envers, ou les appels à la vengeance et au rétablissement de la peine de mort remplacent les cris de joie et de liesse collective.

Que des enfants meurent si ils ne sont pas victimes de prédateurs sexuels n'a aucun intérêt médiatico politique...Mais, méfions nous de ces grands élans fusio- émotionnels de masse, où tous ensemble nous hurlons avec les loups : « à mort! à mort ! » contre l’inacceptable fabriqué.

Ces grands élans de sensiblerie collective qui semblent fortifier, par le biais du groupe, nos besoins d’éthique, de morale et de de valeurs et nous donnent l’illusion d’impulser une nouvelle énergie au lien social, devenu aussi épais qu’une ficelle de string qui nous scie les fesses chaque jour davantage.

Et, dans des temps à venir, plus ou moins proches, de nouveaux Staline ou Hitler pourraient s’emparer de l’émotionnel humain collectif et surfer sur la densité de sa vague affective, déclenchant à loisir en lui des ondes de choc, de plus en plus puissantes. Ainsi il pourrait le faire réagir à dessein à chaque fois que le besoin s’en ferait sentir pour légitimer une mesure anticonstitutionnelle, une guerre ou autre horrible velléité de nuire à l'humanité...

Mais là, je retarde parce que n'est ce pas déjà la norme?

Par Catherine - Publié dans : ECRITURE - Communauté : Oeil alarme ou larme à l'oeil
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Mardi 14 août 2007 2 14 08 2007 18:36

Madame Frazier,


Je viens par la présente, attirer votre attention sur la situation de Cyril Khider mon fils cadet, actuellement incarcéré à la prison de Bois d’Arcy, où il végète depuis des mois.
Un jugement a pourtant été rendu 16 mars dernier à la cour d’assises de Créteil qui l’a vu condamner à dix ans de prison, à l’issue duquel vous l’aviez rencontré en prison, ainsi que son frère. Lors de cette entrevue vous lui aviez assuré qu’il serait transféré le premier…En vain.
Or, Christophe, mon fils aîné, a été transféré depuis, il y a un petit mois environ, à la centrale de Saint Maur, après que son amie enceinte ait perdu les eaux dans la cabine de parloir de Fleury Mérogis et que monsieur Pascal Payet se soit évadé en hélicoptère d’une maison d’arrêt, où il n’avait plus lieu d’être lui non plus après avoir été jugé, cela en vertu du principe de précaution lié à la sécurité.
Quant à Mounir Benbouabdellah, troisième protagoniste de ce dossier, il a été également transféré vers un établissement pour peine. Dans ces conditions, pouvez vous m’expliquer clairement pour quoi mon fils Cyril n’a toujours pas été transféré ?
Une fois encore, je m’interroge sur les motivations profondes de votre administration dans ce dossier, elle qui s’est vu condamnée le 15 mars dernier pour allégations fallacieuses et mensongères, alors qu’elle maintenait de façon arbitraire, la prolongation de son abusive et inhumaine mesure d’isolement, au nom du fantasme sécuritaire.
Administration qui, par ailleurs, vient de faire sauter judicieusement son statut de Dps, après plus de six ans de torture dont cinq d’isolement. Ainsi, le transfert de Cyril dépend du bon vouloir de votre administration qui peut le garder sous sa coupe le temps qu’elle jugera nécessaire à assouvir sa vengeance lié à la tentative d’évasion de mai 2001.
Aujourd’hui, lors du parloir avec mon fils, j’ai appris qu’à Bois d’Arcy un homme jugé depuis 29 mois croupissait encore avec plusieurs autres condamnés dans cette maison d’arrêt. Attendez vous que les agents l’ayant menacé très clairement de mort passent à l’acte ?
Je rappelle ici que le fait de ne pas transférer Pascal Payet en établissement pour peine, lui a permis de s’évader les doigts dans le nez. Donc, nous constatons qu’après cette évasion spectaculaire, les nombreux et rapides transferts qui sont intervenus, pour des détenus jugés « à risques » sur le plan de la sécurité.
Ainsi, en ne transférant pas mon fils Cyril vous légitimez le non fondé des allégations mensongères antérieures de sa prétendue dangerosité et de suspicion d’évasion que votre administration avaient mises en avant ces six dernières années, afin de justifier les inacceptables « turn over » sécuritaires, les actes dégradants et humiliants, les atteintes permanentes à la dignité et l’isolement abusif qu’il a subi durant toutes ces années.
Il y a deux ans, Laure de Choiseul, chef de bureau au service de l’état major de la sécurité, dont vous occupez aujourd’hui le poste, épouse de pascal Clément ancien ministre de la justice qui s’est vu annuler une demande de prorogation d’isolement par le tribunal administratif contre mon fils, disait que ce dernier « l’emmerdait », lorsqu’il dénonçait, par le biais d’une grève de la faim, ses conditions de détention, pour lesquelles votre administration a été condamnée.
Cette femme est ensuite passée à l’adoption des enfants ou au droit de la famille alors que notre a volé en éclats face à toutes ces horreurs.
Elle est pas belle la vie ?…Enfin pour certain(e)s.
Et si l’Acat (action des chrétiens pour l’abolition de la torture) qui avec l’aide de ses membres n’avait pas réclamé au doyen des juges d’Evry une enquête, si l’Oip en partenariat avec notre conseil ne nous avait pas aidé dans les recours devant les tribunaux administratifs ou aujourd’hui devant la cour Européenne des droits de l’homme, si Ban public 1er portail Européen d’information n’avait pas relayé celle ci ainsi que le site internet du nouvel observateur, Cyril serait probablement déjà mort. De fait, ils ont contribué à lui sauver la vie.
Ne dit on pas « Qui sauve une vie sauve l’humanité toute entière » ?
Je vous rappelle également que la Cnds saisi par Madame Alima Boumédienne Thierry députée des verts, vient de rendre des conclusions sur l’isolement abusif qu’a subi Cyril le tout étayé par des certificats médicaux . Au regard de tout cela, il n’a plus rien à faire dans cette maison d’arrêt qui lui a refusé des soins durant des mois, alors qu’il souffrait le martyr et ce, malgré nos demandes répétées et incessantes.

Mais peut être, êtes vous tout simplement en vacances, tandis que je vous accuse de tous les maux et que je prie Dieu chaque jour, pour que sa vie soit épargnée ?
En effet, des agents l’ont à nouveau menacé, comme cela c’était produit il y a quelques mois, lui disant en substance qu’il « crèverait » à Bois d’Arcy vu que sa condamnation avait été trop clémente (?) Je souligne ici, une fois encore, qu’il a été condamné par un jury populaire issu de notre démocratie républicaine.
Malgré cela, il continue de subir les foudres de votre administration après être sorti de 50 jours de mitard où il avait demandé à être enfermé pour sauver sa vie.
Si par malheur, il lui arrivait quelque chose dans cet établissement, ou dans un autre vous ne pourrez pas dire : « Je ne savais pas ».
Je me suis rendue à de nombreux colloques où se trouvait représentée votre administration, par le biais de chefs d’établissement pénitencier, monsieur d’Harcourt en particulier, des ministres ( Boutin, badinter, Perben, Devedjian etc), des parlementaires ainsi que toute la « dream team » nationale de la psychiatrie française, devant lesquels j’ai dénoncé et dénoncé encore cet état de fait. Tous disaient être présents pour réfléchir ensemble autour de la situation carcérale française.
Alors, je ne puis m’empêcher de penser qu’il serait bien d’arrêter de réfléchir autour du sujet et de passer enfin à l’action, afin de faire respecter, par ceux qui en ont la garde, les lois écrites et dictées par le parlement. Sinon, tous ces groupes de réflexions ne resteront que poudre aux yeux et « colloquitude ».
Quant aux rapports sur la question carcérale, ils resteront définitivement accablants pour employer le mot consacré et l’immobilisme politique continuera de régner en maître sous le pas des droits de l’homme.
Tout cela nous donne une idée assez claire de la volonté de votre administration
à faire évoluer les choses sur le sujet, du respect de la loi par ceux qui la dictent et ceux censés la faire appliquer et de l’amélioration des conditions de détention en France. Je rappelle ici que notre beau pays, berceau des droits de l’homme, est classé derrière la Moldavie au hit parade des conditions de détention en Europe.
Aujourd’hui, avec toutes ces pratiques immondes, anti démocratiques, contre lesquelles de nombreuses plaintes ont été déposées, de plus en plus de personnes s’interroge par le biais de forum sur internet ou ailleurs, quant à la réelle volonté de l’administration pénitentiaire à vouloir faire évoluer les choses.
Je m’interroge également sur la volonté de votre administration, à vouloir réinsérer les personnes détenues dont elle a charge et qui avait été annoncé comme une de ses priorités. En particulier, lorsqu’elles réclament une formation professionnelle, comme c’est le cas pour mon fils Cyril, afin d’optimiser ses chances de réintégration, au sein de notre société. A moins que tout cela ne procède d’une détestable logique financière, tendant à laisser les personnes détenues retourner a des activités criminelles. Ceci, afin qu’elles puissent à nouveau fertiliser le grand parc immobilier de prisons privées, actuellement en chantier, qu’il faudra forcément rentabiliser.
Je me permets d’ajouter à un dicton bien connu une petite phrase de mon cru qui résume à elle seule la situation carcérale, et par là même, celle des banlieues :
Si « Qui trop embrasse mal étreint » « Qui trop embrase mal éteint »…

Je vous remercie, d’ores et déjà, pour toute l’attention que vous accorderez à la présente et pour la lumière que vous vous voudrez bien apporter à cet épineux dossier.
Je vous prie également, de bien vouloir prendre en compte, la notion d’urgence qui s’en dégage.
Je vous prie, d’agréer, madame Frazier, l’expression de mes salutations distinguées.


Pour copie : Madame Rachida Dati garde des sceaux,
Monsieur le médiateur de la République
Ban public
L’Oip
Blog du nouvel observateur
 



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Par Catherine - Publié dans : APPEL POUR CYRIL - Communauté : Fraternité a perpète
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Samedi 11 août 2007 6 11 08 2007 18:30

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Voici Alijah qui se porte bien.
Nous voila rassurer,merci a la maman pour la photo.

Par Catherine - Publié dans : APPEL POUR CYRIL - Communauté : Fraternité a perpète
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Samedi 21 juillet 2007 6 21 07 2007 13:57

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Voici Alijah le lendemain de sa venue dans notre monde.
Si petite et deja si forte,elle s'est battue comme une reine et son etat est stable.
Réalité du monde carcéral et de ses dommages collatéraux...

Par Catherine - Publié dans : APPEL POUR CYRIL - Communauté : Fraternité a perpète
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Vendredi 20 juillet 2007 5 20 07 2007 13:51

Ce matin 20 juillet 2007 à 6h 42 vient de naitre sans cris, sans battement de coeur, après des heures de souffrance pour la mère et l'enfant, Alijah Piciotti-khider fille de Christophe khider et de Sylvie Piciotti, à la maternité de Bourg la Reine.

Alijah a été intubée et tranférée dans un état critique par le Samu dans le service de néo natalité d'un hôpital parisien, où les médecins devront attendre 24 heures, pour savoir si la petite Alijah vivra et si elle n'aura pas de séquelles suite à cet accouchement.

Il aura fallu attendre des mois et surtout la jolie "belle" de Pascal Payet il y a quelques jours, pour que le syndicats de l'administration pénitentiaire dénoncent le fait que des personnes détenues et particulièrement surveillées, restent des mois voire des années à végéter, dans des maisons d'arrêt où ils n'ont plus lieu d'être.

C'est pour cette unique raison que mon fils Christophe a été transféré en catastrophe, hier jeudi, à la centrale de Saint Maur, où toutes ses affaires étaient restées avant son jugement intervenu depuis le 16 mars dernier à la cour d'assises de Créteil.

En tout état de cause, ma belle fille Sylvie s'est donc vu obligée de se rendre plusieurs fois par semaine, au parloir de la maison d'arrêt de Fleury Mérogis durant les mois, effectuant des trajets exténuants pour 1/2 heure de parloir qui l'ont extrêmement fatiguée et lui ont fait perdre les eaux au cours d'un de ces parloirs. Cet incident majeur a nécessité l'intervention des pompiers, à l'intérieur de la prison qui l'ont conduite dans un hôpital où elle était depuis.

Je rappelle ici qu'elle s'était fait très mal une première fois en tombant dans un trou, juste devant l'établissement en travaux, le tout devant de nombreux témoins.Elle était obligée d'apporter des vêtements de rechange à Christophe, dont les affaires étaient restées à Saint Maur, ainsi que pour lui faire partager la venue du bébé qui mettait enfin un bout d'horizon sur son avenir...

Malgré nos supplications pour le faire transférer rapidement, suite à tous ces évènements, la chambre criminelle du parquet de Créteil a fait preuve d'un autisme sans nom, en ne renvoyant pas le précieux sésame concernant le désistement du parquet après le jugement rendu à la mi mars 2007 et aurait permis à Christophe de partir beaucoup plus vite en centrale et d'éviter qu'un bébé naissent dans ces conditions hyper stressantes...

Si Monsieur Sarkosy et madame Rachida Dati veulent endiguer les vagues d'évasion qui se préparent forcément pour le futur, au regard de l'inhumanité ambiante, des injustices, des exactions et des castrations perpétrées intra muros. Qu'ils commencent par donner l'exemple en appliquant eux même les textes de loi qu'ils s'appliquent à faire voter au nom du dieu sécuritaire.

Plus jamais un bébé ne doit naitre dans ces effroyables conditions, et plus jamais la vie de ces petits être innocents, ne doit être mise en danger.Aujourd'hui pratiquement plus personne n'est dupe lorsque l'état brandit la mort ou l'enlèvement d'un enfant comme étant le pire des actes, surfant allègrement sur les archétypes de l'inconscient collectif, dans un but purement liberticide, si en parallèle, il permet de précipiter la mortalité enfants à naitre...

Mais, peut être bien que les enfants, marqués dans leur Adn par la délinquance d'un de leur parent, méritent de mourir condamnés par avance après avoir été jugé coupable in utéro?

Ou que finalement, tout cela procède d'une logique financière et libéraliste qui préparerait ainsi, des enfants largement traumatisés pour remplir et surtout rentabiliser les prisons de demain...


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Sylvie la femme de Christophe Khider  et son fils Nino.


Par Catherine - Publié dans : APPEL POUR CYRIL - Communauté : Fraternité a perpète
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Jeudi 19 juillet 2007 4 19 07 2007 20:47

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La belle, la bête, la cause et les fées…

Il était une fois, au royaume de France, un valeureux et téméraire jeune homme, pétri de
courage qui répondait au nom de Pascal Payet. Il avait réussi l'exploit le 14 Juillet, jour de fête nationale, de s'extraire du ventre de l'hydre pénitentiaire, un monstre à plusieurs têtes qui l'avait avalé quelques années plus tôt, à l'issue d'un sabbat judico sécuritaire.
Depuis des années, il pourrissait, comme de nombreux autres prisonniers, dans les méandres de l'intestin de la bête, dans la partie la plus noire, la plus obscure et la plus putride du côlon. Le quartier d'isolement.
Il y a quelques jours encore, il tentait de surnager au cœur de la diarrhée démocratique et citoyenne qui l'avait digéré et rejeté là, dans le cloaque carcéral à côté de ses frères d'infortune.
Pendant ce temps, la sécurité érectionnelle, bien au chaud et bien raide, allait et venait dans le vagin de nos peurs. Elle fertilisait de son immonde matière le terreau de la Lolf (loi organique des finances liée à la sécurité) et de la récidive.
Depuis sa cellule, Pascal avait été le premier à entendre les pales de l'hélicoptère ronronner dans la moiteur carcérale, son cœur battait si fort qu'il eut peur qu'on l'entendit à l'autre bout du couloir, là où certains matons immatures taquinaient à coup de fouilles abusives quelques DPS (détenus particulièrement surveillés) gros poissons.
A bord de l'oiseau de fer, les fées de la liberté avaient pris place à côté de ses amis
.

Il y avait là, la Fée- Stive et la Fée- Tarde qui adoraient la fête comme leur nom l'indiquait. La Fée-minine, la Fée- Romone et la Fée -Conde qui elles, nourriraient ses désirs. Pour finir la Fée- Rari et la Fée- Stivale elles comptaient le remettre, à toute vitesse, sur l'autoroute de la vie.

Toutes ces Fées étaient venues dans un seul et unique but, ramener Pascal à la vie.
Maintenant, la libellule amorçait sa descente vers le toit de la prison et déchirait de son retors le ciel bleu de Grasse, vidé de ses nuages.
Là, en haut de la colline, Pascal exultait dans cette maison d'arrêt, où depuis belle lurette il n'avait plus lieu d'être. Son cœur pulsait l'incroyable énergie de l'instant. En effet, jugé depuis de longs mois, il aurait dû être en établissement pour peine, en centrale très exactement. Les textes du code pénal étaient très clairs sur le sujet. D'ailleurs la Fée- Odale, la Fée- Tide ainsi que la Fée- cale avaient remanié quelque peu la matière de celui ci, sous l'égide de leur papa, le Père- BEN, deuxième du nom. Ce dernier était le véritable auteur de l'amère loi et de ses codes barrés.
Dans ce nouveau code vénal, l'article 721, à propos des crédits de réduction de peine, avait attiré l'attention des amis de Pascal et de quelques autres.

Tel qu'il était rédigé cet article accordait quelques remises de peine supplémentaires à tous ceux qui pouvaient en bénéficier. Là était la voie légale d'une sortie anticipée. Pascal et plusieurs de ses compagnons d'infortune pouvaient prétendre bénéficier de cet article, à la lumière de son contenu qui dessinait en sa forme initiale, un morceau d'horizon à poser sur des peines à la longueur et à la langueur infinies. Ils s'engouffrèrent dans la brèche légale.
Ils avaient déposé des recours devant les tribunaux administratifs, demandé à faire valoir leurs droits, en terme de réduction de peine, en vain. Les Fées- d'Serre dont la Fée- Odale, la Fée- Tide et la Fée- Cale avaient eu raison des magistrats en remettant les crédules à l'heure. Lorsque l'hydre vous tient elle ne vous lâche plus. Hors de question de donner plus de réduction de peine, malgré ce code pénal qui disait le contraire, le législateur s'était trompé, sa volonté était ailleurs en rédigeant le texte, point barre. Les magistrats eux, semblaient s'en laver les mains sous le robinet de l'indifférence, tandis que les articles de l'amère loi du père BEN, deuxième du nom, étaient interchangeables à volonté. Quant aux avocats, dernière barrière morale du royaume, ils se rebellaient mollement devant le parti pris de la quasi totalité des magistrats qui pliaient devant le pouvoir établi, une fois de plus.
Pendant ce temps, les justiciables continuaient de payer sur avance, dans les cours d'assises ou les tribunaux correctionnels, la pension alimentaire d'un éventuel et supposé futur divorce, entre royaume et magistrature.
Le trio de Fées se sachant tout permis, continuaient de noyer les parquets sous des projets de loi qui débordaient de peines plancher bien cirées et de peines plafond sans autres options que l'oubli.
Pendant ce temps, l'article 721 en question avait été honteusement trafiqué, tronqué et truqué pour finir par être carrément changé. Ce qui confirmait, néanmoins, la validité du bien fondé de la requête, pour faire valoir les droits de ceux qui pouvaient en bénéficier. Tous ceux qui en avaient fait la demande devant les tribunaux compétents avant le traficotage de l'article en question.

Pascal et quelques uns de ses compagnons d'infortune, avaient tenté le coup en pure perte. L'espoir lui, une fois encore, s'était définitivement envolé, il était retourné à sa place dans la boite de Pandore avec les autres maux…
De son côté l'hydre, retenait dans ses boyaux les miasmes et autres résidus, de l'innocence présumée des forcément coupables, dont elle avait la garde. Elle les digérait par petits bouts.
Sa voracité était sans limite, maintenant qu'elle avalait les enfants à la chair tendre, ceux que les Fées- Divers appelaient mineurs délinquants. Des adolescents en somme!
Elle était aidée dans ses basses besognes par toute une team de Fées- nomènes, nées- fastes que l'on appelait les Fées- Rosses, spécialistes des plaies et des bosses. Elles étaient si nombreuses à conjuguer leurs mauvaises énergies que l'on ne pouvait faire exactement leur compte, ni dire combien participaient à la curie sécuritaire.
Pourtant, ça et là, un oeil exercé pouvait en reconnaître quelques unes, parmi les plus virulentes. Par exemple on pouvait apercevoir tapies au détour d'un couloir, la Fée- Lure, la Fée- Brile et la Fée- Mur, prêtes à se jeter sur le premier os à casser venu, dés que l'occasion se présentait. Plus loin derrière, la Fée- Ta elle qui faisait tout un fromage du moindre petit incident, aussi futile soit il. Plus loin encore, se tenait la Fée- selle dont le cerveau s'égouttait encore… Un étage plus haut, on pouvait croiser la Fée- Tichiste celle qui collectionnait les dents des détenus, comme un guerrier sioux les scalps, tandis qu'à sa droite, la Fée- Lonie celle qui aurait vendu père et mère contre le moindre petit avancement, passait son temps l'oreille collée à la porte du bureau des travailleurs sociaux, ou aux œilletons des cellules. Cette dernière était invariablement acoquinée à la Fée- Cule (comment veux tu...comment veux tu…?) celle qui, la gueule enfarinée cherchait de la came ou des cachets lors des fouilles de cellules.

Au dernier étage, au niveau du rectum de la bête, dans les quartiers disciplinaire et d'isolement, se tenaient les Fées- Tuss, un trio d'abjects morts nés, baptisés pompeusement: liberté, égalité et fraternité. Tous trois gisaient depuis des années, au fin fond des entrailles du monstre qui les avait avalé alors que la démocratie venait d'avorter, sous les doigts de l'homme…
Au regard de tous ces éléments, Pascal se dit que le seul moyen de s'extraire du ventre de l'hydre, de ces quartiers d'isolement, de ces entrailles excrémentielles et pestilentielles était de s'évader une nouvelle fois. Prendre la liberté d'assaut car, seule, elle ne viendrait pas à sa rencontre. Il lui fallait délocaliser sa dignité seul et unique moyen de mettre fin à toutes ces pratiques humiliantes et dégradantes. Et surtout, ne plus se casser du dedans afin d'assumer le dehors. Tout le reste n'était que poudre aux yeux, ne servant qu'à nourrir une logique financière bien huilée, ainsi qu'à la mission d'épouvante que se devait de tenir la prison, dans la tête des sujets du royaume de France. Les deux entités remplissaient leur rôle à merveille. A chaque évasion, à chaque petit incident elles brandissaient le spectre des victimes pour assouvir et justifier leur soif de vengeance. Les plus intelligents avaient compris depuis longtemps, qu'en agissant ainsi, les deux entités ne respectaient pas ces victimes qu'elles mettaient en avant, mais qu'elles s'en servaient comme bouclier humain pour accomplir leur triste besogne.
Pascal connaissait fort bien le prix de cette liberté, après s'être extirpé une première fois du ventre de l'hydre quelques années plus tôt. Ensuite, il avait été chercher ses amis en prison, à l'aide d'un hélicoptère, dans un acte de pure amitié. Ce héros sans médaille, ou plutôt ce chevalier devrais je dire, ainsi que quelques autres, ne connaissaient que les revers de celle ci. Depuis qu'ils étaient retenus dans les boyaux du système digestif carcéral, ils ne voyaient que l'envers du décor et du discours: tortures physiques et psychologiques, humiliations permanentes, fouilles à corps abusives et perverses, tourisme carcéral sans fin avec les yeux bandés. Silence des agneaux. Voyage au bout de soi et de la folie, à cause duquel, sa mère et toutes les mères, sa femme et toutes les femmes, ses gosses et tous les autres gosses, s'usaient en des milliers de kilomètres parcourus, pour une petite heure à peine de parloir…hors d'étreinte.
Pascal ne supportait plus de voir ses proches souffrir ainsi. Tous les jours il pensait à sa femme et à sa mère et à ce qu'elles subissaient à l'extérieur. Il ne supportait pas l'idée qu'elles puissent être mises nues, lors d'une visite au parloir, comme cela avait été pratiqué par deux fois, à la prison de Luynes, sur Catherine, la maman de Cyril et Christophe Khider, alors que cette dernière allait visiter Christophe son aîné, derrière un double vitrage de plexiglas appelé hygiaphone. Ca, il le refusait de toutes ses forces et son sang se glaçait, à chaque fois que cette image dessinait ses noirs contours, dans son esprit chauffé à blanc. La réaction était la même, son cœur dont le rythme s'accélérait se serrait ainsi que ses mâchoires, ses poils se hérissaient sous les coulées de sueur glaciales qui déboulaient de nulle part, coulaient le long de son dos, puis venaient mourir sur ses reins. Un afflux de sang faisait battre ses tempes, tandis que des images d'une violence inouïe affluaient à son cerveau.
Il avait écrit à Catherine lors d'un turn- over qui l'avait amené en région parisienne. Elle animait avec des amis, une émission de radio pour les taulard(e)s. Afin de la soutenir dans son combat et parce que son fils Cyril en était à son 50ème jour de grève de la faim, il avait décidé de lui écrire. Dans cette lettre qu'elle avait conservé avec celles de nombreux autres gars, il lui parlait de la souffrance de ses proches. Ni couché, ni assis et encore moins à genoux il voulait vivre debout.

Malgré les images qui se comptaient, en à peine quelques dixième de seconde et qui arrivaient par vagues rapides et incessantes, son cerveau tournait à cent mille tours minutes. Pascal était l'objet d'une concentration inviolable, tous ses muscles étaient tendus vers un seul et unique but et dans un même effort. Il pensait à sa mère, son épouse et ses filles, à tout ce qu'elles avaient subi et rien que ce filigrane, imprimé dans tout son corps, garantissait le succès et la continuité de l'effort.
Dans quelques minutes, il lui faudrait attraper la corde pour sortir coûte que coûte de cette putréfaction, de cet appendice nauséabond de béton, d'acier et de mort, là où le soleil et le jour n'avaient jamais accès.
Rien n'avait été laissé au hasard, ni à son cousin germain aléas d'ailleurs. Maintenant une scie entamait le toit de l'établissement qui s'ouvrait comme une boite de conserve, une boite de sourdine à vrai dire, dans laquelle les gars chuchotent plus qu'ils ne parlent. Alors qu'en se hissant il accédait à celui ci, Pascal n'avait pas vu les Fées- Mères qui étaient venues en renfort. Là, sous son pied droit qui pendait dans le vide se tenait la Fée- Tiche, celle qui lui porterait bonheur, et là, soutenant son pied gauche la Fée- Dère et la Fée- Line qui l'aidaient à rétablir un semblant d'équilibre, tandis qu'elle dynamisaient son projet. Derrière elles, la Fée- Licité encourageait la troupe en lui mettant du baume au cœur, quant à la Fée- Eric grande pourvoyeuse de rêves, elle l'aidait quant à elle, à maintenir ce feu d'artifice et d'étincelles que faisait la scie thermique, en ce 14 Juillet 2007. Apothéose, gloire et magie de l'instant!.
Pendant ce temps, sur les Champs Elysées, la parade annuelle battait son plein les armées déroulaient leurs sempiternelles Fées- d'armes, au pas de lois obscures, ou bien encore à bord de chars brocardés aux couleurs de la patrie, sous le fier regard de Nicolaï, le nouveau petit roi du royaume de France.
Alors qu'il s'accrochait à la corde, Pascal, durant une fraction de seconde, ne put s'empêcher de penser à un tir potentiel de la part du mirador ou d'ailleurs, de la part des matons qui le voyaient partir, tandis que sa chair embrassait le souffle des pales et que ses yeux brillaient dans le vent. Il avait suivi le procès des frères Cyril et Christophe Khider, comme de nombreux autres, au cours duquel le débat avait tourné autour des tirs des surveillants sur l'hélicoptère, alors qu'un otage était à son bord et que 300 types se trouvaient en bas sous l'appareil. La pilote avait reçu une balle à deux centimètres de son siège et une autre avait frôlé le réservoir de kérosen. Quant à Cyril le petit frère de Christophe, il avait reçu une balle dans la jambe et le surveillant qui avait tiré sur la pilote, des éclats de mur qui l'avaient blessé à la poitrine. Mais, Pascal s'en foutait de mourir là, maintenant, car la force, la densité et l'intensité du moment l'avaient ramené à la vie, et ça valait tous les trésors du monde.
L'adrénaline circulait dans toutes les cellules de son corps, emplissait son cerveau, faisait battre ses tempes et envahissait son corps tout entier qu'elle faisait vibrer de son formidable espoir, de son électrique vague, de cet oxygène qui lui avait été refusé durant toutes ses dernières années.

Alors que l'oiseau de fer s'envolait dans le ciel, Pascal ne put s'empêcher de regarder sous lui l'hydre, dont les contours bétonnés s'amenuisaient à une vitesse incroyable. Maintenant, elle n'était plus lorsqu'il la regardait, qu'une petite verrue "plan-terre" sous les pas de sa liberté. Il se mit à serrer ses amis dans ses bras, en remerciant toutes les lampes à souder l'amitié du monde et en se disant qu'il se devrait d'épouser toutes les causes de la terre…pour les Fées…
Soudain, par dessus l'épaule de son ami, juste à côté du pilote, il vit une autre fée qui lui souriait. A bord de l'aéronef, tous restèrent sans voix, tant ses dents de nacre projetaient de lumière dans l'habitacle.
"Je suis La Fée- Nix" dit -elle d'une voie mélodieuse et flûtée. "Pascal je suis venue pour toi car ton esprit chevaleresque et courageux nous a séduit, nous les Fées, et je suis celle qui à partir d'aujourd'hui, va t'aider à renaître de tes cendres…

Tous les gars qui pourrissaient dans les quartiers d'isolement à l'annonce de l'évasion étaient regonflés à bloc: "bonne chance Pascal, force et détermination à toi" pensaient ils en souriant avant de se re mettre à construire dans leur tête, des tas de grappins, d'échelles, d'hélicoptère et autres rêves d'évasion. Bonne chance...

Moralité: la sécurité n'abolit pas les rêves de gosses elles les étayent et les renforcent.
Elle ne résout pas la criminalité elle la produit. Le tout avec une logique financière bien huilée qui n'enferme que les pauvres et tous les laissés pour compte...sans Fées.

Par Catherine - Publié dans : ECRITURE - Communauté : Fraternité a perpète
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Mercredi 18 juillet 2007 3 18 07 2007 20:45

Lettre à « maux » ouverts

A Madame Rachida DATI
Garde des sceaux.

Madame le garde des sceaux

Pour, peut-être, un peu plus de justice, je vous écris ce jour, afin de prévenir un fait gravissime qui concerne la vie de Malika Khider ma belle fille, Cyril Khider mon fils actuellement incarcéré et Sàra Khider leur fille âgée de 4 ans.
Il y a peu, une agression a eu lieue contre ma belle fille et ma petite fille perpétrée par deux hommes casqués devant l'école de cette dernière, ainsi qu'une seconde devant la maison d'arrêt de Bois d'Arcy, suite à la parution du livre de monsieur Frédérique Ploquin, ayant pour intitulé : " Ils se sont fait la belle, parrains et caïds tome 2 ".

Comme vous le savez certainement, une tentative d'assassinat a été perpétrée contre monsieur Karim Achoui, avocat au barreau de Paris, dont le nom est cité dans l'ouvrage en question, objet de la présente lettre. C'est vous dire le sérieux de ma démarche en vous invitant, Madame le garde des sceaux, à porter une attention particulière à chacun de mes mots qui n'ont d'autre but qu'éviter la mort programmée de ma belle fille, jetée en pâture à la vindicte collective et les dommages collatéraux qui en résulteraient pour Sàra ma petite fille et mon fils incarcéré ainsi que pour moi même.

Tous les spécialistes ou experts du monde carcéral et de ce qui est désigné comme étant le" grand banditisme", s'accordent à dire que ce genre de lectures alimentent les fantasmes, l'imaginaire et diverses pathologies psy, lorsqu'elles deviennent les livres de chevet des personnes incarcérées ou malades.
Je veux dire par là que des livres comme " Parrains et caïds " ainsi que le tome 2 "Ils se sont fait la belle", apparaissent aux yeux de certains comme parole d'évangile, d'où l'extrême dangerosité des propos tenus dans ce genre d'ouvrage qui ne sont en aucun cas de nature journalistique, mais écrit dans un but purement mercantile ou servant un dessein préétabli. Le tout au mépris de la vie privée des personnes mises en cause, de leur réputation et de leur existence physique.
Je souligne ici, une fois encore, le cas assez emblématique de maître Karim Achoui, au delà des raisons l'ayant conduit à se faire tirer dessus, car il procède d'une vraie logique de mise en danger de la vie d'autrui par média interposé.

En effet, page 102 du livre "Ils se sont fait la belle", ma belle fille Malika Khider est clairement désignée comme « tonton » nom donné aux indicateurs de police. Le médecin qui la suit depuis les deux agressions subies a noté dans son rapport médical que je vous joins elle est victime d'un état dépressif avec insomnie, de stress, d'idées d'incurie nécessitant une prise en charge tant psychologique que médicamenteuse.
En écrivant cela monsieur Ploquin appelle au meurtre, non pas sous une forme de « contrat », mais en livrant ma belle fille, ma petite fille, mon fils incarcéré et moi même à la ligne de mire du premier fou venu se nourrissant de cette mythologie et de ce folklore.
Il a amené par deux fois des personnes à menacer de représailles et de mort ma belle fille devant son enfant qui a été largement marquée par les deux agressions. Aujourd'hui, elle souffre de troubles du sommeil et d'anorexie suite au traumatisme subi. Je vous joins également le certificat médical qui correspond à l'état de cette enfant de 4 ans.

Sachez Madame le garde des sceaux que je ne souffre d'aucune pathologie mentale et surtout pas de paranoïa et que j'ai de sérieuses raisons de craindre pour les miens, après les agressions dont ils ont fait l'objet. Je vous joins le double des mains courantes qui ont été déposées au commissariat après ces violences, suite à la parution de l'ouvrage incriminé.
Monsieur F Ploquin nous attache, d'une manière que je qualifie d'ignoble, à des personnes qui pourraient passer à l'acte après lecture de ces écrits diffamatoires et mensongers, même au bout de nombreuses années, car la rancune comme les années de prison, souvent s'accumule plus qu'elle ne disparaît. Ma famille n'est absolument pas à l'abri du premier déséquilibré venu qui voudrait faire ses preuves pour entrer dans la légende fantasmée des ouvrages à venir de monsieur F Ploquin.
Oui, Madame le garde des sceaux nous en sommes là, dans un monde que vous avez promis de gérer dans le respect et la dignité humaine, auxquels chacun d'entre nous a droit et peut prétendre.

Pour preuve de ma bonne foi, vous trouverez également en pièce jointe l'assignation devant le tribunal de grande instance, des protagonistes de cet appel au lynchage des miens, ainsi que la plainte adressée à Monsieur le procureur de la République dans le cadre d'une mise en danger de la vie d'autrui.

Il est intéressant dans un premier temps, de sous entendre ici que le fait de livrer ma belle fille en pâture aux lecteurs en tant qu'indicateur de police, permet au(x) véritable(s) délateur(s) de dormir sur leurs deux oreilles selon l'expression consacrée. Je souligne ce fait bien que je réprouve une conduite visant livrer un potentiel ou supposé indicateur à un lynchage public.
De plus, avec de telles pratiques, dans un avenir plus ou moins proche, il deviendra difficile pour les services de police d'embaucher d'occultes mais non moins efficaces collaborateurs voués aux renseignements...
Et, dans un second temps, il faut se poser la question de savoir à qui profite la rime ainsi qu'une dernière toute aussi importante aux yeux des citoyens, du rôle et des desseins du service de police qui semble renseigner des journalistes tels que monsieur Ploquin, comme celui ci l'indique dans la quatrième de couverture de son livre "Ils se sont fait la belle".

Dans le premier ouvrage "parrains et caïds" monsieur Ploquin bafouait allègrement la présomption d'innocence, en avançant des conclusions délétères dans un dossier encore à l'instruction qui s'avèreront mensongères, fausses ou erronées lors du procès qui a eu lieu du 08 au 16 mars dernier. Ce monsieur n'a pas jugé utile de s'informer sérieusement en écoutant les deux parties. Ce procès a rendu compte des réalités du dossier après que témoins et victimes sous serment, soient venus témoigner à la barre de la vérité, sous la houlette de plusieurs magistrats et de jurés également citoyens de la république.

Je souhaite de tout mon cœur que monsieur Ploquin n'ait d'autre objet que s'enrichir à moindre coût sur la misère et le malheur de certains condamnés, quasiment à vie pour nombre d'entre eux, mais qu'il ne soit pas la marionnette d'une manœuvre politicienne qui le ferait partie prenante d'une exposition publique, sous couvert d'information, d'idées nauséabondes qui lui seraient familières depuis longtemps.
Je parle évidemment, en ces termes précis, d'un reporter, journaliste, écrivain qui feraient passer des pratiques lâches, veules et douteuses au regard de l'éthique journalistique, pour un classique de l'information. Il n'a pas jugé bon d'entrer en contact avec ma belle fille et mes fils avec la neutralité et l'objectivité que nécessite l'exercice de cette profession.

Madame le garde des sceaux, après que des menaces nous aient été clairement adressées comme le montrent les pièces jointes à ce courrier, je fais appel à un peu plus de justice, tel que je le souligne en préambule de cette lettre, puisqu'il semblerait qu'avec vous, nous citoyens de la République, ayons une nouvelle chance de nous faire entendre.
Que la présente ne reste pas lettre morte non plus et que la réponse et l'aide que vous pourriez nous apporter, aussi minimes soient elles, nous parviennent avant qu'un incident grave, du type de celui qui a failli tuer maître Karim Achoui, arrive à un membre de ma famille.

Je vous remercie d'ores et déjà de l'attention que vous voudrez apporter à cet appel au secours et à la notion d'urgence qui lui est attachée.
Je vous prie d'agréer, Madame le garde des sceaux, l'expression de mes salutations distinguées.

Par Catherine - Publié dans : APPEL POUR CYRIL - Communauté : Fraternité a perpète
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Mercredi 18 juillet 2007 3 18 07 2007 12:19

En prenant l' temps d’aller vite
j'ai perdu un temps fou,
Dur de comprendre tout de suite
Toutes les leçons d’un seul coup.
En surpassant les limites
qui me bloquaient hier,
pour un voyage émérite
j’ai du franchir mes frontières.
J’ai vogué sur des mers de houle,
des océans déchaînés
Pétrie ou bloquée dans le moule
De mes peurs conditionnées.
Pour oublier mon passif.
J’ai tenu la barre dans mes mains
fonçé tout droit sur les récifs.
Au son d’un tempo assassin.
J’me disais peu importe le galion
pourvu que j’ai l’ivresse !
peu importe le poison
pourvu qu’il me dé stresse
Le seul phare au loin, était,
lorsque je m’en souviens,
ce fouet qui claquait,
sur le dos de mes frasques,
dans la galère des matins.
Un jour, j’ai laissé mes enclumes
sur l’île de la tentation
Comme autant de rancunes
freinant ma navigation.
J’ai allégé le navire
de ses trop lourds fardeaux
ce besoin de me punir,
de me monter des bateaux.
Puis, j’ai eu envie de rimes
avec le pied marin
de faire de nouveaux dreams
d’éclairer mes matins.
J’ai fini par lever l’encre
de mes poisons séchés
pour quitter mon égo centre
qui me laissait à quai.
Cueilli une rose des sables
qui fleurit dans le vent
parsemée de morceaux de slam
pour me servir de sextant.

Par Catherine - Publié dans : SLAM - Communauté : Oeil alarme ou larme à l'oeil
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Mercredi 18 juillet 2007 3 18 07 2007 11:28

Eclats d’abus…

L'héroïne mon revers sans médaille
Dont j'étais la soldate inconnue,
Chaque jour me faisait livrer bataille
Flamme au briquet et poussière de rue
Dénuement de mes ivresses
Dans mes matins laborieux
Dévouement et allégresse
pour y planter un pieu.
Ruisseaux rouges cerise
sur l'ambre de ma peau
arrachant ma chemise
contre un paquet d'héro.
Cultivés dans les tranchées du pire,
des coquelicots ont fleuri sur mes bras,
mais aussi, sur le terreau des délires,
des fleurs jaune hépatite ou rouge sida.
Etreinte frelatée, tarifée, solitaire,
la seringue m'a jetée sur la paille,
à trop chercher les plaisirs éphémères,
j'ai griffé mon moi jusqu'aux entrailles.
Si la coke et l'héro seules nous drivent,
passant par les larmes nos molles envies,
leur douleur crue lancinante nous privent
de nos choix, de nos sorts de nos vies.
Envie de vouloir et vieillir
un chaud matin de juillet
choix de ne plus m'asservir
en me faisant insurgée.
J'ai mordu la poussière
un nombre incalculable de fois
amputation salutaire
pour ne pas vomir mon foie.
Conscience piquée, alarme blanche
Désertion de l'armée des ombres,
Confiance blindée sur mon égo étanche,
Flammes dévolues à mon arc de triomphe...

Par Catherine - Publié dans : SLAM - Communauté : Oeil alarme ou larme à l'oeil
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Mercredi 18 juillet 2007 3 18 07 2007 10:34

Psychanalyse express

Quand ma conscience se déchausse
Sur le pas de mes ivresses
Lorsque ma déchéance hausse
Sans qu’ma déliquescence cesse
Tous mes éclats d’abus explosent
Et font péter ma raison close.
Hélas, pas de réponse à mes rébus
je reste là échouée sans but
toute pleine du vide de mes abus.
Rayons loosers nés du regard de l’autre
dans lequel mon égo se vautre
de « je » de rôle en fin de « moi »
cent fois j’ai fait le tour de mon moi.
Boulimie des excès
Anorexie vitale
Une affaire à régler
Entre moi même et mon moi idéal.
obsession d’infini
approches initiatiques
recherche d’illimité
d’explosions narcissiques.
Surf de l’extrême
sommet de mes solitudes
plus je grimpais
moins je gagnais en altitude.
Sensibilité exacerbée,
abolition des sentiments
cachés ou bâchés
sous des émotions médicaments.
Puis, pour trouver mon identité
J’ai conjugué présent et futur
A l’imparfait recomposé.
Dans cette quête effrénée du bonheur
Au cœur du groupe
j’étais seule à plusieurs.
Avec mon psy rituel plombier de l’âme
J’ai fait des claquettes sur mes larmes
et puis, lassé mon spirituel austère
un jour a invité mon Freud à s’taire.

Par Catherine - Publié dans : SLAM - Communauté : Oeil alarme ou larme à l'oeil
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