Mercredi 18 juillet 2007
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Lettre à « maux » ouverts
A Madame Rachida DATI
Garde des sceaux.
Madame le garde des sceaux
Pour, peut-être, un peu plus de justice, je vous écris ce jour, afin de prévenir un fait gravissime qui concerne la vie de Malika Khider ma belle fille, Cyril Khider mon fils actuellement
incarcéré et Sàra Khider leur fille âgée de 4 ans.
Il y a peu, une agression a eu lieue contre ma belle fille et ma petite fille perpétrée par deux hommes casqués devant l'école de cette dernière, ainsi qu'une seconde devant la maison d'arrêt de
Bois d'Arcy, suite à la parution du livre de monsieur Frédérique Ploquin, ayant pour intitulé : " Ils se sont fait la belle, parrains et caïds tome 2 ".
Comme vous le savez certainement, une tentative d'assassinat a été perpétrée contre monsieur Karim Achoui, avocat au barreau de Paris, dont le nom est cité dans l'ouvrage en question, objet de la
présente lettre. C'est vous dire le sérieux de ma démarche en vous invitant, Madame le garde des sceaux, à porter une attention particulière à chacun de mes mots qui n'ont d'autre but qu'éviter
la mort programmée de ma belle fille, jetée en pâture à la vindicte collective et les dommages collatéraux qui en résulteraient pour Sàra ma petite fille et mon fils incarcéré ainsi que pour moi
même.
Tous les spécialistes ou experts du monde carcéral et de ce qui est désigné comme étant le" grand banditisme", s'accordent à dire que ce genre de lectures alimentent les fantasmes, l'imaginaire
et diverses pathologies psy, lorsqu'elles deviennent les livres de chevet des personnes incarcérées ou malades.
Je veux dire par là que des livres comme " Parrains et caïds " ainsi que le tome 2 "Ils se sont fait la belle", apparaissent aux yeux de certains comme parole d'évangile, d'où l'extrême
dangerosité des propos tenus dans ce genre d'ouvrage qui ne sont en aucun cas de nature journalistique, mais écrit dans un but purement mercantile ou servant un dessein préétabli. Le tout au
mépris de la vie privée des personnes mises en cause, de leur réputation et de leur existence physique.
Je souligne ici, une fois encore, le cas assez emblématique de maître Karim Achoui, au delà des raisons l'ayant conduit à se faire tirer dessus, car il procède d'une vraie logique de mise en
danger de la vie d'autrui par média interposé.
En effet, page 102 du livre "Ils se sont fait la belle", ma belle fille Malika Khider est clairement désignée comme « tonton » nom donné aux indicateurs de police. Le médecin qui la suit depuis
les deux agressions subies a noté dans son rapport médical que je vous joins elle est victime d'un état dépressif avec insomnie, de stress, d'idées d'incurie nécessitant une prise en charge tant
psychologique que médicamenteuse.
En écrivant cela monsieur Ploquin appelle au meurtre, non pas sous une forme de « contrat », mais en livrant ma belle fille, ma petite fille, mon fils incarcéré et moi même à la ligne de mire du
premier fou venu se nourrissant de cette mythologie et de ce folklore.
Il a amené par deux fois des personnes à menacer de représailles et de mort ma belle fille devant son enfant qui a été largement marquée par les deux agressions. Aujourd'hui, elle souffre de
troubles du sommeil et d'anorexie suite au traumatisme subi. Je vous joins également le certificat médical qui correspond à l'état de cette enfant de 4 ans.
Sachez Madame le garde des sceaux que je ne souffre d'aucune pathologie mentale et surtout pas de paranoïa et que j'ai de sérieuses raisons de craindre pour les miens, après les agressions dont
ils ont fait l'objet. Je vous joins le double des mains courantes qui ont été déposées au commissariat après ces violences, suite à la parution de l'ouvrage incriminé.
Monsieur F Ploquin nous attache, d'une manière que je qualifie d'ignoble, à des personnes qui pourraient passer à l'acte après lecture de ces écrits diffamatoires et mensongers, même au bout de
nombreuses années, car la rancune comme les années de prison, souvent s'accumule plus qu'elle ne disparaît. Ma famille n'est absolument pas à l'abri du premier déséquilibré venu qui voudrait
faire ses preuves pour entrer dans la légende fantasmée des ouvrages à venir de monsieur F Ploquin.
Oui, Madame le garde des sceaux nous en sommes là, dans un monde que vous avez promis de gérer dans le respect et la dignité humaine, auxquels chacun d'entre nous a droit et peut prétendre.
Pour preuve de ma bonne foi, vous trouverez également en pièce jointe l'assignation devant le tribunal de grande instance, des protagonistes de cet appel au lynchage des miens, ainsi que la
plainte adressée à Monsieur le procureur de la République dans le cadre d'une mise en danger de la vie d'autrui.
Il est intéressant dans un premier temps, de sous entendre ici que le fait de livrer ma belle fille en pâture aux lecteurs en tant qu'indicateur de police, permet au(x) véritable(s) délateur(s)
de dormir sur leurs deux oreilles selon l'expression consacrée. Je souligne ce fait bien que je réprouve une conduite visant livrer un potentiel ou supposé indicateur à un lynchage public.
De plus, avec de telles pratiques, dans un avenir plus ou moins proche, il deviendra difficile pour les services de police d'embaucher d'occultes mais non moins efficaces collaborateurs voués aux
renseignements...
Et, dans un second temps, il faut se poser la question de savoir à qui profite la rime ainsi qu'une dernière toute aussi importante aux yeux des citoyens, du rôle et des desseins du service de
police qui semble renseigner des journalistes tels que monsieur Ploquin, comme celui ci l'indique dans la quatrième de couverture de son livre "Ils se sont fait la belle".
Dans le premier ouvrage "parrains et caïds" monsieur Ploquin bafouait allègrement la présomption d'innocence, en avançant des conclusions délétères dans un dossier encore à l'instruction qui
s'avèreront mensongères, fausses ou erronées lors du procès qui a eu lieu du 08 au 16 mars dernier. Ce monsieur n'a pas jugé utile de s'informer sérieusement en écoutant les deux parties. Ce
procès a rendu compte des réalités du dossier après que témoins et victimes sous serment, soient venus témoigner à la barre de la vérité, sous la houlette de plusieurs magistrats et de jurés
également citoyens de la république.
Je souhaite de tout mon cœur que monsieur Ploquin n'ait d'autre objet que s'enrichir à moindre coût sur la misère et le malheur de certains condamnés, quasiment à vie pour nombre d'entre eux,
mais qu'il ne soit pas la marionnette d'une manœuvre politicienne qui le ferait partie prenante d'une exposition publique, sous couvert d'information, d'idées nauséabondes qui lui seraient
familières depuis longtemps.
Je parle évidemment, en ces termes précis, d'un reporter, journaliste, écrivain qui feraient passer des pratiques lâches, veules et douteuses au regard de l'éthique journalistique, pour un
classique de l'information. Il n'a pas jugé bon d'entrer en contact avec ma belle fille et mes fils avec la neutralité et l'objectivité que nécessite l'exercice de cette profession.
Madame le garde des sceaux, après que des menaces nous aient été clairement adressées comme le montrent les pièces jointes à ce courrier, je fais appel à un peu plus de justice, tel que je le
souligne en préambule de cette lettre, puisqu'il semblerait qu'avec vous, nous citoyens de la République, ayons une nouvelle chance de nous faire entendre.
Que la présente ne reste pas lettre morte non plus et que la réponse et l'aide que vous pourriez nous apporter, aussi minimes soient elles, nous parviennent avant qu'un incident grave, du type de
celui qui a failli tuer maître Karim Achoui, arrive à un membre de ma famille.
Je vous remercie d'ores et déjà de l'attention que vous voudrez apporter à cet appel au secours et à la notion d'urgence qui lui est attachée.
Je vous prie d'agréer, Madame le garde des sceaux, l'expression de mes salutations distinguées.
Par Catherine
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Publié dans : APPEL POUR CYRIL
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