Lundi 26 novembre 2007
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22:36
Après les émeutes de cette nuit à Villiers le Bel où deux enfants ont trouvés la mort, alors qu’ils se trouvaient sur une mini moto, Il
semblerait que ces deux gosses aient moins de 16 ans au moment de leur décès.
Je réédite ce texte de Slam écrit il y a deux ans déjà, lors des émeutes de 2005, dans lequel je parlais de l’embrasement des banlieues et des inégalités sociales qui leur sont liées.
Il semblerait, hélas, que ce texte soit toujours d’actualité. En effet, les deux enfants qui ont perdu la vie cette nuit, ont été traînés sur plus de vingt mètres par une voiture de police, alors
qu’ils s’étaient déjà fait contrôler trois fois dans la même journée.
La mort de ces deux enfants, est une nouvelle fois le détonateur et la mèche d’une situation poudrière qui n’a pas fini d’exploser ci et là, au regard d’une fracture sociale qui met des lustres à
se réduire. Peut on se faire complice de cela ? Pour ma part, j’estime que non. Lorsque l’on aime les enfants on doit les aimer sans restriction aucune, qu’ils soient nés au Darfour, au Tchad ou
dans nos banlieues…
Urban chronique
Le béton pleure et s'arme jusqu'aux dents
Dans les caves et dans les halls
En réponse aux flash ball, aux contrôles,
aux gard'av et à la taule.
Il rumine, fulmine,
Illumine du feu de sa détresse,
L'état sa police et sa presse
Qui l'agressent, l'oppressent, s'empressent
De le diaboliser, de l'enfermer,
dans leurs colonnes leurs textes,
leurs manifestes,
coincés entre grippe aviaire, incivilités
terrorisme, sentiment d'insécurité.
Vous les avez mal sous estimés.
Ils en ont marre de l'exclusion,
Des peines d'élimination,
De la discrimination: positive ou non.
Des victimes, du pardon, de la compassion
C'est la loi du Talion leur nouvelle religion
Dont les versets vont déverser
des flots de haine versée
pour renverser la situation.
Dernière sommation de toute une génération
Sacrifiée sur l'autel de la plus value et de la nation.
Prenez des notes ou sinon le bitume ou le béton
Va vous donner des leçons
Avec sa guerre des feux, de joie de camp ou d'action.
Kalasch ou uzzi verbal Contre tazer et vraies balles
Même avec un gilet pare balles
la lutte est inégale, partiale anormale.
Reste la révolte comme arme létale
SOLUTION FINALE
Des cités aux quartiers de haute sécurité
La révolte gronde enfle et murmure
Du panier à Réaumur de Nîmes à Namur
Derrière les hauts murs
Contre les extractions,
les exactions, les castrations.
L'isolement phonique, chronique, éthnique
Technique politique des Sarko trafiquants
Du gouvernement
Pour mater les révoltés et les dissidents.
Les insoumis, les émeutiers et les insurgés
Sont la nouvelle trilogie réactive de la pauvreté
Qui en a marre de se faire violer par les droits de l'homme
Dont le majeur reste fiché dans le rectum
Des minorités.
La France proxénète de l'égalité des chances
Et de la liberté.
Menottes ou balle dans l'dos, silence des agneaux
La sécurité est un Dieu.
La France expulse, excentre la misère la souffrance
Des mères en toute indifférence.
Elles pleurent courbent l'échine, déchues, hachées
Déchirées de douleur
par les chaînes de leurs fils qui se meurent,
dans des quartiers hostiles dégoulinant d'horreur.
Le code de procédure pour un hold up anal, ça fait mal
Avec ou sans capote, tu capotes d'un sida social ou carcéral.
C'est un Ko technique pour un chaos éthnique.
Dans les prisons, dans les ghettos, un peu partout
Contre les écrous, les véreux, les verrous,
Seul l'esprit de meute rassemble les loups.
Sarkosy pyromane verbal,
Se brandit se proclame,
Se propose se réclame,
Comme pompier social du front national.
Pour calmer le jeu ou éteindre le feu?
Tandis que les associations, les curés, les imams
Prêchent, s'indignent ou s'alarment
Pour le salut de nos larmes, de nos âmes
Impies, impures ou infâmes
Amen ou Salam?
Une fois encore les droits de l'homme
se promènent sur leurs reins sur leurs corps
Hardcore...
Par Catherine
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Publié dans : SLAM
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