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SLAM

Dimanche 25 mai 2008

Je suis tombée sous mes aiguilles
Flanquée de mon manteau de brume
Perdu mon âme, cœur en exil
Flocons de nuit, déchets de lune.
Minée par un mal silencieux
Mes fonds marins m'ont entraîné
Comme un noyé lassé des cieux
Toucher le fond pour oublier

 

 La vie efface

Les infortunes

Les fonds d'amer

Et d'océans

Toutes les violences

Ourlées d'écume

Les vagues à l'âme

Et les tourments.

 

J'ai fait comme si, j'ai fait semblant

Surtout cacher la vérité

De feu de paille, en feu de camp

Brûlé l'ennui à mes brasiers

Et tout au fond de ma souffrance

Une voix disait de n'pas flancher

De tenir bon que l'existence

Finirait par me révéler.

 

La vie efface

Les infortunes

Les fonds d'amer

Et d'océans

Toutes les violences

Ourlées d'écume

Les vagues à l'âme

Et les tourments.

 

 

J'ai recousu mes déchirures

Au fil du temps et des saisons

Ma peur du vide et mes fêlures

Tourné le dos à mes prisons

Pleurs et colères qui nous consument

Cris de silence, sable émouvant

Tout c'qui enferme et qui embrume

Mes vents du sud et tous les vents.

 

 

La vie efface

les infortunes

Les fonds d'amer

Et d'océans

Toutes les violences

Ourlées d'écume

Les vagues à l'âme

Et les tourments.

 

 

Allongée sous le toit céleste

J'ai siroté la voie lactée

Pressé d'étoiles jusqu'à l'ivresse

Eclats de ciel, folles nuitées

Matins radieux plein de couleurs

Croissant de lune dans mon café

Bouts de soleil mixés au cœur

La vie au petit déjeuner.


 

Par Catherine
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Dimanche 18 mai 2008

Politique nationale
Malgré les circonstances
Qui nomme la résistance
Pathologie sociale
Des suppressions de postes
Pour beaucoup d'enseignants
Comment passer en force
Par le gouvernement
Un service minimum
Qui tue le droit de grève
De sévices en réformes
Dire non du bout des lèvres
Un président classé
Monument hystérique
Qui prône laïcité
Et agit hérétique
Un commandant Darcos
Qui veut mater ses troupes
Avec son vieux matos
Fait déborder la coupe
Mais le « Temple scolaire »
C'est comme au Guyana
C'est une dérive sectaire
Où les gourous sont rois.
Ils pondent des lois iniques
Qu'ils font passer en force
Des idéaux logiques
Dont l'pouvoir les renforce
Une société secrète
Qui agit dans l'occulte
Qui fait de se adeptes
Délinquants ou incultes
Mais y'a des lycéens
Qui rêvent d'un autre monde
Qui en ont marre du vain
Du vent et de l'immonde
Qui descendent dans la rue
Sans les parents d'élèves
Puis retournent au bahut
Bienvenue à la relève
Comme en mai 68
Faudrait que ça explose
Pour l'année 2008
Faire péter les nécroses
Faire de l'éducation
Une vraie priorité
Pour fermer les prisons
Et tout recommencer.


 


 

Par Catherine
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Mardi 6 mai 2008

Maîtres du monde qui affament le tiers monde
Pays immondes où les richesses abondent
Et qui déposent dans un maillage serré
Les bases d'un crime contre l'humanité
Un gosse mourrait toutes les cinq secondes
Mais avec la faim on peut ôter trois secondes
Quand des champs de riz sont gardés par l'armée
Il faudrait peut être, commencer à s'alarmer
Insecticide, Africain, Haïtien
Manger des insectes, pour pas crever de faim
Et la mer qui ronge, dans une vive érosion
La vie de gens qui vivaient du poisson
Vendent leur droit de pêche, à des bateaux usines
Et là se demander, à qui profite le crime.
Union européenne et dumping agricole
Etre sur de garder pouvoir et monopole
Famine organisée, émigration forcée
criminalisée, pour des peuples affamés
Réfugiés d'la faim et frêles embarcations
Qui nous tendent la main, dans laquelle nous crachons
Qui s'adressent au monde, mais toujours en voix off
Pas beaucoup d'écho en Hindi ou Wollof
Des milliers de corps qui s'échouent sur nos plages
Clôtures électrifiées entourant des enclaves
Et derrière des hommes, qui s'font tirer dessus
Quand certains d'entre eux, veulent passer par dessus
Des camps construits, à de nombreuses frontières
Et qui chaque jour, refoulent la misère
Envoient des hommes, au beau milieu des dunes
Sans pain et sans eau, vers une nouvelle infortune
l'Algérie a dit qu'elle ne veut pas le faire
Qu'elle se refusait à enfermer ses frères
Mais les autres pays, refusent d'agir ainsi
Bien trop inféodés, au dieu économie
Un sommet mondial en 96
Qui garantissait la fin de l'ascèse
l'accès économique à toute la nourriture
Que tous les rapaces ont jeté aux ordures
Ces spéculateurs à une date future
Achètent le riz pour gonfler la facture
Le revendent ensuite, évidemment plus cher
En maintenant ainsi la crise alimentaire
Pas intéressant, de dealer aux plus pauvres
Céréales et farine qu'ils peuvent revendre à d'autres
Ceux qui paient cash, avec du bel argent
L'essence de leur 4 + 4, ou l'agro carburant
Restons vigilants y'a le diable qui veille
Le Monsanto faut qu'on le surveille
Il va ressortir ses cultures transgéniques
Pour en arroser les pays anémiques
Nous faire avaler que c'est la solution
Et le seul moyen de nourrir des nations
Nous dire que c'est bien, qu'il n'y pas de risque
En particulier, pour les pays tiers mondistes.
Alors que la faim, c'est pas qu'la production
Mais l'approvisionnement et la distribution
Qui peuvent être liés aux raisons climatiques
Plus objectivement, aux enjeux politiques.
Nous les pays riches aurions toujours du riz
Si nous effacions, la dette de ces pays
Et puis à la bourse, y' aurait même pas de crack
A peine le montant, d'trois jours de guerre en Irak.
Si les portes d'Europe voulaient s'ouvrir enfin
Sur plus de justice, de moyens pour la faim…

Par Catherine
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Samedi 3 mai 2008

La Réal TV, la déliquescence
Nouvelles habitudes, vidéo surveillance
Grilles de programmes, contenus affligeants
Facultés cognitives en plein délabrement
Et tous enchaînés à la télécommande
A nos taux de crédit, à la peur de l'amende
Pour pouvoir garder notre petit confort
Nous fermons les yeux, dans un seul même effort
Pour ne pas penser on se colle à l'écran
Au sensationnel, son pouvoir aliénant
Qui entretient les peurs, angoisses et anxiété
A coups de terrorisme, de faim, de pauvreté
Et puis des ondes électro magnétiques
Des additifs , des transfuges génétiques
Qui démolissent notre propre immunité
Pour nous faire jouer de la flûte en santé
Des fibres optiques et des ondes hertziennes
Câbles analogiques qui épient et nous tiennent
Des milliards de mots en quelques secondes
Traités pour infos partout dans le monde
Pour éliminer ceux qui entravent le système
Son hégémonie, qui refusent ses rennes
Qui voudraient voir l'homme, triompher partout
Les démocraties laver leurs dessous
RFID codes barres, miniaturisation
La liberté se barre, expérimentation
Bouquets d'iris que l'on cueille dans nos yeux
Et puis nos empreintes, nos écrits, nos cheveux
Codes génétiques, prélèvements, Adn
Pas de plaisir si y'a pas les bons gènes
Cartes de crédit, passeport et Visas
Puces qui nous pistent pour savoir où l'on va
Argent électronique, concept sécuritaire
La biométrique, les états totalitaires
Pour qu'on accepte on se sert des enfants
Des abus sexuels, des pervers, des déviants
De médias en boucle relaient l'information
Banalisant les puces, le traçage des pulsions
Tandis que nous bêlons avec le reste du troupeau
Nous oublions qu'un jour, elles seront sur nos peaux
Pour s'y préparer, on se fait des piercings
Mais aussi des tatouages, bienvenue à Sing Sing
Le nom du projet Echelon, grande oreille,
Comme l'avait écrit un certain Orwell
Standard planétaire qui chaque jour se renforce
Qu'on impose aux états si besoin par la force
En lâchers de bombes à fragmentation
Pour revendre ensuite la reconstruction
Pouvoirs financiers nouveaux décideurs
Qui veulent le pétrole et l'argent du beurre
Dont les vrais enjeux dépassent ceux des nations
Et que nous appelons mondialisation
Mais cette étrange élite, cet ange déchu
Qu'on a pas choisi que l'on a pas élu
Qui veut le pouvoir sur l'homme et son esprit
En broyant le monde sous le poids des lobbys
Cet ogre mondial que tous nous engraissons
A la faim insatiable, nous bouffe jusqu'au trognon
Esclaves du confort, de biens matériels
Nous dormons encore quand l'histoire se réveille
Puces et biométrie ont le même postulat
Qu'une certaine étoile qu'on tatouait sur les bras...

Par Catherine
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Lundi 21 avril 2008

Des infos en boucle, la guerre et le sang
Amplifier l'impact, nuire au raisonnement
Trafiquer l'image, l'opinion publique
100% pur jus d'orange mécanique.
Les divertissements la fusion des cartels
La Warner épouse en grande pompe Aol
Traçabilité, liberté surveillée
Des centres d'intérêts, des projets, des idées
Plus de paroles et encore moins d'action
Devant Internet ou bien la télévision
Plus d'aptitude pour communiquer
Ni goût d'entreprendre ou bien joie de créer
Inaptes à penser par nos propres moyens
Décérébrés nous construisons nos demains
Prompts à juger une mère infanticide
Nous acceptons ce monde liberticide
Celui qu'on s'prépare à laisser à nos gosses
Fait de concepts, de compètes et de bosses
D'épouvantails qu'on agite sous leurs nez
Pour qu'ils haïssent ce qu'on ne peut aimer
Qui grandiront sous des grilles de programmes
Des chaînes de télé, des câbles au kilogramme
Des télécommandes pour obéir aux ordres
Au bizness mondial à son tout nouvel ordre
Filets de prêcheurs qui nous tiennent dans la nasse
Et qui font du monde une folie de masse.
L'écran de télé comme nouvel évangile
Psaumes télévisuels prières des plus fragiles
Juifs ou Boudhistes, Catholiques, Musulmans
N'ont qu'une religion, cathodique pratiquant
Ils ferment les yeux sur le cirque et l'arène
Trop peur de perdre la crémière et la crème
Ils veulent du plaisir, en jouir tout de suite
Alors que des points G, les plus riches en ont huit
Qui accommodent jusqu'à l'ultime orgasme
Peurs et conso pour nourrir nos fantasmes
Et toutes ces manips, ces lampes à soudure
Nous collent à l'écran, et son vide d'ordures
Au prêt à penser sans un brin d'humanisme
Où aucun Shlindler ne sera sur leur liste
Notre vie à un prix mettons nous en colère
Construisons tout de suite un nouvel univers
Dans lequel nos enfants pourraient enfin s'ébattre
Sans compétition, sans avoir à se battre
Sans plus se noyer dans le télévisuel
Les jeux vidéos ou les mondes virtuels
Pour que leur futur soit sans haine et radieux
Dans lequel leurs enfants pourraient y vivre heureux
Qu'ils aient enfin conscience de la folie humaine
Et puissent un beau jour se défaire de ses chaînes.





Par Catherine
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Dimanche 20 avril 2008

Slam que j'avais fait pour une audition qui a eu lieu il y a un mois environ sur Summertime célèbre morceau crée par Gershwin

Dans un grenier j'ai retrouvé un jour
Un très vieux gramophone des 78 tours
Du blues, du jazz afro américain
Qui m'fascinaient comme tout c'qui vient de loin.
J'ai écouté Patton, Bechett les rois du swing
Et puis plus tard j'ai découvert Gershwin
Pendant qu'le monde dansait le Charleston
Il décrivait l'histoire des noirs de Charleston
Truands, dealers qui vivaient dans l'ghetto
Dans une ville fictive appelée Catfish row
Il mélangeait lyrisme comédie musicale
Entre prohibition ségrégation raciale.
Summertime
Violence, désordres ou affres de l'amour
La musique et la danse comme issues de secours
Elles ont ouvert les portes de mes prisons sonores
On n'possède pas le jazz c'est lui qui vous dévore
En écoutant ses notes j'ai oublié mes maux
Des bouts de ma mémoire au son des allégros
J'ai trouvé que l'histoire de Porgy et de Bess
Redonnait à ma vie des lettres de noblesse.
Un peu plus tard encore j'ai adoré son opéra
Celui qui au départ s'intitulait Rumba
Il m'a mené d'un bond de ma culture urbaine
En voyage d'initié à l'ouverture Cubaine
J'ai continué ma route sur les tempos du chant
De Paris à Cuba jusqu'en Nouvelle Orléans
La fin des années folles de la prohibition
A gravé la mémoire de mes microsillons
Comme des étoiles filantes mes disques engourdis
Brillent d'un dernier sursaut dans leur lente agonie
Ces vieux standards de jazz du fond de mon grenier
M'ont fait apercevoir une culture métissée
Amstrong, la revue nègre de Joséphine Baker
Duke Ellington, Benny Goodman, Charlie Parker
De Rapsody in blue à Billie Holliday
Le classique et le jazz m'ont appris à aimer.
Summertime (fin du couplet)

Par Catherine
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Mercredi 2 avril 2008

1793
Article premier

Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles.


La déclaration de l’homme et du citoyen
Pour résister devrait être un moyen
De s’organiser, de prendre position
Pouvoir exercer son droit d’expression
Champ des consciences, de la pensée
Toujours en friche ou pas cultivés
Défendre un père qui se fait expulser
Ca devient un manque de citoyenneté.
Dire aux télés, aux radios aux journaux
Qui ont le colon à la place du cerveau
Plus d’honnêteté, soyez réalistes
Les étrangers ne sont pas terroristes
Pas plus qu’les Ravers sont tous drogués
Ou bien tous les Corses du FLNC.
Le temps d’affréter un avion charter
Embarquement d’la team sécuritaireQui voyage en jet au dessus de l’Afrik
Alors qu’dans les caisses y’aurait plus de fric
Secte présidentielle made in Usa
Qui nous voudrait croisés ou Torquémada
Dont le sens du progrès est un tir de tazer
Sur des sans papiers à la place du karcher
Remettre en cause les droits fondamentaux
L’éducation et les droits sociaux
Cumul des mandats surtout ne rien faire
Un pas en avant pour dix pas en arrière.
Quand des supporters insultent des cht’is
Font des cris de singe ou le salut nazi
Nés à Dakar, à Lens ou à Paris
Y’a pas une charte qui r’trouverait ses p’tits.
Et nous on fait quoi au milieu de tout ça
Relever la tête ou bien baisser les bras ?
Détourner les yeux jusqu’à nous maudire
Devenir complices surtout ne rien dire.
A l’article six j’ai r’trouvé cette phrase
Ne fais pas à l’autre c’que tu veux pas qu’on t’fasse
S’en remettre à dieu pour qu’il nous pardonne
Manger à sa faim est un droit de l’homme
Brûler un cierge attendre que ça passe
Ou bien se tirer avant que ça casse
Faire comme si de rien, ce n’est pas très beau
La prière du soir la ch’mise sur le catho...

Par Catherine
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Mercredi 19 mars 2008

D’après un concours organisé par les JOUEURS D’ASTRES (Myspace) que j’ai découvert hier.
Thème demandé le "rat des tèces et le rat des bourgs".


Mix cités

Un p’tit rat des tèces qui à l’aulne naît sous bois
Dans une ville liée le bled ou un cliché sous bois
Dans une cité dortoir, de non droit, de non lieu
Qu’on appelle pudiquement un quartier de banlieue.

Immeubles léprosés de cafards en moroses
Y’a qu’une fois dans ses draps qu’il voit la vie en rose.
Des boites aux lettres comme des tours de Babel
S’écroulant sous les dettes et les lettres de rappel
Des crédits revolving braqués sur la tempe
Le petit rat des tèces aimerait boire du champ.

On dit bien trop souvent que dealer c’est pas beau
Que faire d’autre pour bouffer quand y’a pas de boulot ?
Se dire que si le diable s’habille en Prada
C’est que Dieu doit s’saper en Coco ou Coca

Et certains de ses potes partent ainsi dans l’impasse
Où là, la dame de pique va leur a carrer le Dass (sida)
Puis leur jeter des miettes leur vomir ses miasmes
Et puis des hépatites et des brelans d’asthme.

Il y’a des rats des tours qui cherchent à s’en sortir
surtout quand la misère oblitère leur avenir
Ils voudraient amener la culture en banlieue
Devenir rats des champs pour un futur radieux

Ou peut être rats des bourg et rouler en vélib
pensant qu’aller voter ça les rendra plus libres.
De chanter Noir désir, danser sur d’la techno
Dans des soirées branchées pleine de coke et d’héro

Puis trier leurs déchets et voter Ségolène
Se disant qu’au quartier y’aura bien moins de haine
Car aux pieds des cités quand plus rien ne remue
Ca devient FBCailles portés disparus. (cailles= racailles)

ils répondent par le feu à toutes les injustices
Fumant trop d’herbes folles de roseaux terroristes
Puis souvent sont atteint d’l’aphonie des glandeurs
Ou bien par la défonce du consommateur

Victor Hugo a dit sur l’éducation
Quand on ouvre une école on ferme une prison…

Par Catherine
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Mercredi 19 mars 2008
Prière pour un monde meilleur

Au nom du pire, du fric, du Saint mépris
Que toutes tes volontés soient faites
Humaines !

Odieux pourquoi ?

Conscience planétaire, appartenir à la terre
Menaces nucléaires, stratégies financières
Effondrements, turbulences et chaos
Contre unifier la pensée écolo
Souveraineté et régulation
Contre euthanasie de l’état nation
Ere des sommets, ère de la crise
Des technologies et de leur emprise
Impérialisme du dieu scientifique
Qui récrit la bible dans sa dialectique
Géo politique, Marchés financiers
Contre paix et justice, solidarité
Des analyses de post modernisme
Nées des courants néo libéralistes
Très à la mode en sciences sociales
Elles qui nourrissent l’ogre mondial

Au nom du pire, du fric, du Saint mépris

Que toutes tes volontés soient faites

Humaines !

Globalisation des problématiques
Suicide collectif et écologique
Effet de serre et de réchauffement
Nouveaux bizness et environnement.
Forces du marché, rentabilité
Cours de la bourse et taux d’intérêts
Mouvement sociaux coagulés
Contre révolution du moins consommer
Plus de profits et plus de puissance
Trop de prisons dans le libre échange
Désillusions, échelle mondiale
Que des barreaux et pas de morale
La corruption, les états mafieux
La récession et tous ses enjeux
Nouveaux systèmes, intérêt général
Pensées chrysanthèmes nouvel ordre mondial.

Au nom du pire, du fric, du Saint Mépris

Que toutes tes volontés soient faites.

Humaines !

Conflits mondiaux, hégémonie
Contre rêve éveillé qu’on appelle utopie
Pas de bénéfices à redistribuer
Contre plus d’équité, de fraternité
Portes du monde fermées au tiers monde
Un billet de plus pour un tour d’immonde
Guerres identitaires mobilisation
Ou bien comment faire de l’épuration
Grand nettoyage, lessivage éthnique
Peuples déplacés et forces d’élites
Prédateurs mondiaux, aide humanitaire
L’art de la guerre est un art militaire
L’éradication de nos différences
Légalisation de l’indifférence
Marché mondial ouvrir les frontières
Sans identité serons nous tous frères ?
Au nom du pire, du fric, du Saint Mépris
Ainsi sont ils.




Par Catherine
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Mercredi 19 mars 2008

Spoken word

Debout !


Le monde se délite les hommes perdent pied
Système des élites plus de fraternité
Des moines pacifistes qui se font massacrer
Sous yeux du monde qui ne font que cligner
Des guerres débiles avec du sang partout
Sur nos terres d’asile il n’y a que des fous
Pays à pétrole qu’on n’cesse de convoiter
Pour leur voler leurs biens qu’on va diaboliser
Des peuples entiers abrasés par leurs chaînes
Aux pieds des abus sèment les fleurs de la haine.
Ravins d’injustices et montagnes de dédain
Des millions d’humains qui crèvent toujours de faim
Inégalités, poussées de la misère
Pas d’humanité au fond des cratères
Théories bandits, Exclusions sociales
Valeurs citoyennes, Expulsions raciales
Centres de rétention ou l’on met des enfants
Comme le faisait Hitler qu’on appelle des camps
Politique du charter, des chiffres, des quotas
Et puis des frustrations en veux tu en voilà
Commerce étriquable et macs économiques
Pour un Ogre mondial aux étranges techniques
Une police en tenue qui patrouille dans l’ghetto
Et à coups de tasers fait des saluts d’assaut
Lorsque des profs sont placés sur orbite
Y’a pas de banlieues que l’on réhabilite.
Prisons privées comme de gros champignons
Où la sécurité fructifie son pognon
Des cycles atroces qui laissent des cicatrices
Des jeunes sur le carreau, des feux d’artifice
Vidéo surveillance pour mater son voisin
Détourner les yeux lorsqu’il tend la main.
Où sont les Gandhi, où sont les Pasteurs
Menant leurs brebis vers un monde meilleur
Les humanistes qui ont lutté des siècles
J’ai comme l’impression qu’personne ne s’inquiète.
Quand la vie est dure que c’est pas facile
Ca ne ne sert à rien d’s’envoyer des missiles
Que l’économie nous fait porter le deuil
De la fraternité qu’elle nous vend comme linceul
Si on aime la paix et puis aussi nos frères
Il nous faut partager, refuser la misère
Je sais que mes idées peuvent prêter à sourire
Mais je veux les garder comme unique point de mire
Quand l’humanité a su s’améliorer
Seuls les utopistes l’ont faite avancer…

Par Catherine
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